S’émanciper de la figure Paternelle / Sensei

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Durant le live de jeudi 28 janvier 2020, on m’a posé cette question à savoir quel était mon meilleur souvenir martial. Sachant que j’ai commencé vers l’âge de 5/6 ans et que j’en ai 45, il s’en est passé des choses. De très nombreux souvenirs.

Le premier qui m’est venu en tête et même après réflexion, je garde comme meilleur souvenir, le moment où j’ai été le uke/partenaire de père pour son 7ème dan.

Ce furent des moments magiques. … La proposition en elle même, les entraînements, les échanges techniques et réflexions, l’entraide, la complicité et bien sûr vivre ce jour J avec lui, à côté de lui.

Mais cela n’a pas toujours été aussi simple surtout de mon côte d ‘être à la fois jeune élève et fils du sensei.

Tu es un combattant comme ton père !
Tu es bien le fils de Lilian !
Félicitations, ton père doit être fier de toi.

Combien de fois j’ai entendu ces phrases ? Cela m’a exaspéré de n’exister qu’à travers l’ombre de mon père, de mon sensei. Une envie de tout éclater, d’apparaître au grand jour pour moi et uniquement pour ce que je fais et ce que je suis. De me libérer de cette aura. Durant des décennies, j’ai vécu sous cette ombre, cherchant à m’en échapper, m’en délivrer.

L’ombre projeté par mon père n’étais dûe qu’à son grand charisme, son ancienneté dans les arts martiaux et le respect de ses pairs et collègues. Une ombre méritée mais tellement dure à vivre.

Il ne m’a jamais pris de haut ou poussé vers le bas. Il m’encourageait, m’aidait comme il le pouvait, comme tous les parents essaient de faire du mieux qu’ils peuvent avec les moyens qu’ils ont… Merci.

Je me rappelle quand je rentrais des stages d’équipe de France combat, il était fier, mais sur le tatami il faisait encore la loi. Cela me rendait fou. J’ai beaucoup appris.

Ce n’est qu’avec le temps et me construisant en tant qu’homme que je me suis libéré de cette ombre qui me pesait tant. A travers ma construction technique, pédagogique et professionnelle avec Imagin’ Arts et la réalisation des documentaires En Terre Martiale, sans oublier ma vie personnelle, je me suis émancipé de cette figure paternelle / sensei.

Aujourd’hui, on lui dit régulièrement : tu es le papa de Lionel ?

Suivant les générations des pratiquants : je suis le fils de – il est le père de. J’en rigole aujourd’hui et je regarde cette évolution comme positive et très constructive tant sur le plan des arts martiaux que celui de l’humain et du relationnel.

Cela me rappelle le concept du Shu Ha Ri dans les arts martiaux japonais. Pour te décrire rapidement et grossièrement (cela mériterai un article), je dirais que c’est :

  • Shu est l’apprentissage des fondamentaux
  • Ha est de trouver de nouvelles approches aux fondamentaux
  • Ri est de créer sa propre approche de l’art et d’en faire sienne

Relation enfant/parents

  • Shu : tu suis les conseils de tes parents
  • Ha : tu es un adolescent et tu as besoin de faire tes propres expérimentations (la rébellion)
  • Ri : tu crée et progresse sur ton chemin de vie
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Lionel Froidure

Lionel Froidure

Fondateur de Imagin' Arts - CN 6ème Dan Karaté - CN 5ème dan Arnis Kali - Professeur diplômé d’état DEJEPS - Instructeur Arnis Kali 3ème degré WADR - Enseignant au Blagnac Arts Martiaux - Ma citation : "Pour être un pratiquant il faut pratiquer. Alors pratiquons. » - J’adore partager mes connaissances pour vous permettre de progresser que ce soit au dojo, en stage et bien sur dans mon club vidéo privé.

2 Commentaires

  1. Merci pour ton témoignage qui me parle énormément.
    Je travaille avec mon père dans un domaine où il a connu le succès.
    De plus je porte le même prénom.
    Ce n’est qu’à l’âge adulte et une fois papa à mon tour qu’il m’a été possible de trouver ma place et de m’affirmer.

  2. Super encore un bon article, et oui on grandi et on évolue, c’est la vie. Quand je regarde par dessus mon épaule je vois une foule de choses. Heureusement, quand je regarde vers l’avenir, j’en imagine beaucoup d’autres. Le principale est d’aller de l’avant et on verra bien. D’ailleurs, j’ai bien l’impression que c’est ce que tu as fais non ? Merci pour ton travail et ce que tu partages.

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