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Débutant et avancé dans un même cours – Question d’un lecteur

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Débutants et avancés : comment satisfaire les deux dans un même cours ?

arnis kali blagnac
Mon cours de mercredi dernier en Arnis Kali

Les vacances, c’est bien, mais la rentrée, c’est mieux. Retour au dojo avec le sourire, une grande impatience de retrouver les amis et sa routine du tatami. La rentrée peut aussi être un véritable casse-tête pour nombre d’enseignants. Comment gérer les nouveaux et les anciens dans un même cours, et faire que tout le monde y trouve son compte ?

Question de Bruno, fidèle lecteur du blog : Comment gérer un cours quand il y a des nouveaux et des anciens, afin de ne pas recommencer à zéro pour les anciens, et aussi pour qu’ils ne sentent pas de stagnation ?

Bon nombre de dojos ont des créneaux, des cours ouverts à tous les grades, ce qui est une bonne chose. Car les anciens peuvent aider l’enseignant par leur présence, en donnant un rythme et une qualité technique à atteindre pour les débutants. Le débutant aime avoir des gradés autour, sur lesquels il peut s’appuyer techniquement. C’est motivant d’avoir quelqu’un de meilleur à côté : on le prend en référence, on s’inspire.

Mais des cours communs peuvent vite devenir « barbants » pour les anciens, les plus avancés du cours. C’est bien normal qu’après plusieurs années d’entraînement une ceinture noire obtenue puisse s’ennuyer à travailler Heian Shodan avec les débutants. C’est compréhensible. Mais si je rappelle qu’il est important de revenir régulièrement sur les bases pour les approfondir, cela ne signifie pas y rester.

Mais ne faire un cours que pour les gradés va rapidement décourager les débutants. Ils sont perdus dans le jargon et la technique, se sentent « gauches » dans leurs mouvements, et se disent probablement que cette pratique n’est pas pour eux.

Karate
Jean-Pierre Lavorato – © Cédric Lambert – Photo N’Co – Masterclass 2016

Pour limiter ce genre de problème, depuis de très nombreuses années, j’ai mis en place dans mon dojo un cours spécifique pour les débutants et un autre pour les avancés. À côté, ils ont toujours accès aux autres cours, qui sont ouverts à tous les grades. Mettre en place ce genre de cours permet de vraiment avoir une pédagogie plus chirurgicale, de vraiment entrer dans les détails dont les élèves ont besoin.

Mais tous les clubs ne peuvent pas forcément ouvrir de nouveaux créneaux, en raison d’un manque de disponibilité de l’enseignant, souvent bénévole, qui verrait son nombre de cours s’envoler. Il est aussi compliqué de trouver de nouveaux horaires disponibles dans le dojo. Ouvrir de nouveaux cours n’est pas forcément la solution la plus adaptée à tous, et sera davantage préférée par les enseignants professionnels.

Alors, comment « satisfaire » pédagogiquement les anciens pour ne pas qu’ils stagnent, et en même temps nourrir les nouveaux ?

aikido leo tamaki
Léo Tamaki – © Cédric Lambert – Photo N’Co – Masterclass 2016

Il est avant tout important d’amener les anciens à la liberté. La liberté de travailler seul, de chercher, de tester. Mais pas la liberté de faire ce dont ils ont envie dans le cours. Sinon, ils vont tourner en rond, stagner, se sentir mis de côté. Ils ont besoin d’avoir des consignes de travail et des conseils spécifiques à leur pratique.

Si vous arrivez à cela, vous aurez d’autant plus de temps pour les grades inférieurs. Et l’on sait très bien qu’un débutant sera celui qui a le plus besoin de conseils, d’écoute et de soutien.

Voici 2 idées à creuser. Il n’y a pas de recette magique. Chaque groupe est différent. C’est à l’enseignant dê’tre à l’écoute et de s’adapter en permanence (comme dans un combat, mais chut je n’ai rien dit 🙂 ).

Thème commun

Une façon plutôt simple de « combler » tous les élèves est de réaliser un cours sur un thème commun : par exemple, les déplacements. Comment améliorer les déplacements ? Tout le monde peut parfaire ses déplacements, que cela soit une ceinture blanche ou un 4e dan. Il y a tant à apprendre et à améliorer dans ce sujet. Dans ce type de cours, j’aime donner les détails principaux aux petits grades. Pour les gradés, c’est un rappel des transferts du poids de corps, de la verticalité, connexion du haut et du bas avec un gainage. Puis je passe à un enseignement plus individualisé pour les avancés, en donnant à chacun ce dont il a besoin sur le moment. Cela peut être une poussée du sacrum vers le bas, une contraction plus importante dans l’intérieur des cuisses pour créer une compression au départ du mouvement, ou la correction d’un appel de pied qui s’ouvre avant de procéder au transfert.

Vous avez compris : l’important est la personnalisation. Pour cela, il faut être en capacité de repérer LE point essentiel à corriger, et cela en très peu de temps. Je ne peux pas rester cinq minutes avec chaque élève, surtout si j’en ai une vingtaine sur le tatami. En trente secondes, j’ai repéré et transmis mon conseil, ce qui me permet de changer régulièrement l’exercice et de donner des conseils ciblés généraux aux débutants et spécifiques aux avancés.

karate - stage pédagogie
Masterclass Pédagogie 2016

Groupe de niveau

Diviser le cours en groupes de niveau. Chaque groupe aura un exercice bien défini, avec un objectif à atteindre. Je vais prendre par exemple le thème du bunkai.

1 – Petit grade : Donner toutes les informations : attaque et défense de la séquence à réaliser. Les élèves reproduisent ce qui est montré.
Objectif : donner du sens au kata

2 – Avancés : Ne donner que l’attaque. Les élèves vont devoir trouver par eux-mêmes les applications.
Objectif : rechercher dans ses connaissances acquises pour créer un transfert d’acquis

3 – Confirmés : Varier les attaques : classiques (oi zuki, mae geri… par exemple) et contemporaines (saisie crochet, poussée poitrine…) tout en restant sur le bunkai d’une séquence du kata choisi au départ.
Objectif : amener à la liberté de créer son propre bunkai

Il est bien sûr très important de passer voir chaque groupe pour corriger et donner des conseils et des pistes de recherche. Encore une fois, il faudra donner de l’information personnalisée pour développer au final des compétences.

Note personnelle :

  • Quand aura-t-on une formation continue des enseignants ?
  • Quand aura-t-on une formation des enseignants qui leur apprendra comment enseigner et non pas quoi enseigner ?

Avez-vous des conseils, des idées de travail pour permettre aux avancés et aux débutants de progresser dans une même séance ?

Livre à lire : Formation continue des enseignants d’arts martiaux

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Je suis Lionel Froidure, budoka, karatéka, arnisador, réalisateur de nombreux DVD d’arts martiaux, présentateur des documentaires En Terre Martiale et j’adore partager mes découvertes pour vous aider à progresser. Au-delà de la transmission, mon but est d’inspirer les pratiquants à s’entraîner et de vivre leurs rêves comme moi.

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