Sérieux ou pas ?

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Hier soir, c’était mon dernier cours de l’année 2019 et j’aime faire un cours un peu particulier. J’ai invité les élèves à venir déguisé pour l’occasion. Un prétexte pour sortir du « cadre » dojo qui peut être des fois trop formel. Tisser des liens, des souvenirs.

Mais est ce que c’est sérieux ces tenues sur un tatami ?

Certains diront que c’est inadmissible. D’autres trouveront l’idée géniale.

Le principal étant de s’entraîner sérieusement. Mais sans se prendre au sérieux.

Et eux, ont-ils une tenue sérieuse ? La tenue doit-elle définir le sérieux d’une pratique ? Je ne pense pas.

L’été dernier à Okinawa

Laisse moi te raconter une histoire.

Lors de mon voyage tournage à Okinawa l’été dernier, je suis reparti rencontrer Choyu Kiyuna sensei. Il a 88 ans et il est 10ème dan. Un sensei reconnu à Okinawa mais très peu connu, car il préfère s’entraîner que donner des interviews, faire des démonstrations dans des galas… Tu vois le genre de pratiquant. Très discipliné et tourné vers la pratique. Un exemple.

Alors que je rentre dans le dojo, un fond sonore est bien présent. C’est celui de la radio.

Le sensei est assis avec son ami Gibo sensei et Oshiro sensei. Ça discute…

Je me change, je m’échauffe tranquillement et vient le moment de commencer le cours.

On s’aligne pour le salut.

Mais ce fond sonore de radio est toujours présent.

Très étrange, me diras-tu.

L’échauffement commence et ce bruit de fond occupe mon esprit. Pourquoi laisser allumer la radio alors que le cours vient de commencer ?

A la pause, je demande à Oshiro sensei pourquoi Kiyuna sensei à laissé la radio allumé. Il me répond tout simplement avec son sourire habituel :

C’est un match important de baseball et sensei ne veut pas louper ça.

Je suis tombé sur les fesses en attendant sa réponse.

Laisser la radio durant le cours est-il un manque de sérieux ? Dans l’île principale du Japon, dans le dojo « traditionnel » de karaté : cela ne se fait pas, ce n’est pas correct.

Mais Okinawa est à part, avec un esprit insulaire. Un esprit plus libre de toutes ces « règles » qui peuvent cloisonner le pratiquant.

Encore plus ici en France, quand certains essayent d’être plus japonais que les japonais.

Je n’ai vécu cette situation qu’une fois à Okinawa. Le reste du temps dans les autres dojos que j’ai visité ou lors des autres cours à Kiyuna sensei, il n’y avait pas de radio allumé 🙂 C’était un jour spécial. Et hier soir, dans mon dojo, c’était un jour spécial.

Il est évident que cette anecdote de tournage ne figurera pas dans mon documentaire avec Choyu Kiyuna sensei qui paraitra sur DIGITAL d’ici la fin des vacances. Je la partage, car je pense qu’elle est un rappel à ne pas se cloisonner, de ne pas se freiner à faire des actions humaines avec nos élèves sous prétexte que ce n’est pas « traditionnel ». Le but principal d’un dojo, à mon avis, est son esprit FAMILLE tant chéri par les sensei d’Okinawa, le berceau du karaté.

Bonnes fêtes à tous ! A très bientôt sur les tatamis d’ici ou d’ailleurs.

Lionel

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Salut les budokas

lionel froidure karate

Je suis Lionel Froidure, budoka, karatéka, arnisador, réalisateur de nombreux DVD d’arts martiaux, présentateur des documentaires En Terre Martiale et j’adore partager mes découvertes pour vous aider à progresser. Au-delà de la transmission, mon but est d’inspirer les pratiquants à s’entraîner et de vivre leurs rêves comme moi.

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