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Entraînement dans le berceau du Karaté à Okinawa

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Voici mon carnet de voyage en terre martiale, s’entraîner à Okinawa, dans le berceau du Karaté.

S’entraîner au Karaté à Okinawa

J’arrive à l’aéroport de Toulouse ou une amie, hôtesse au sol, m’accueille et m’enregistre sur le vol de Paris. J’arrive à Charles-de-Gaulle, je m’enregistre pour mon vol international et là surprise : on m’annonce que je suis sur-classé. Le voyage commence super bien. Un grand siège qui s’incline à plus de 75° et un service de business class. Après un film et un repas assez maigre pour remplir ma carcasse, il est temps de dormir car je n’arrive pas encore. Nagoya (4ème ville japonaise). Cela fait maintenant 18H00 que je suis parti de la maison et je ne suis pas encore à destination. J’arrive enfin à 17h00 soit 23 heures depuis mon départ de l’aéroport de Toulouse.

s’entraîner à Okinawa avec Lionel froidure en karaté

Les îles RyuKyu (Amami, Okinawa, Miyako et Yaeyama) se cituent dans les tropiques. L’air ambiant est très lourd, il doit faire dans les 35° pour un taux d’humidité de 75%. Cela va être dur de s’entraîner dans ces conditions mais le coeur y est. Je pense que mon keiko-gi (ou karatégi) va s’en souvenir. Comme je dis souvent :

« Plus l’entraînement sera dur et plus le combat sera facile »

C’est sensei Oshiro Zeneï qui vient me chercher et me dépose à l’hôtel. On discute du séjour pendant que je retrouve quelques forces en mangeant une bonne soupe de nouille à la viande et poissons. Pendant que Zenei Oshiro repart retrouver sa famille, j’en profite pour faire un petit tour du quartier où je trouve une place tranquille au bord de la jetée et profite d’un beau couché de soleil orangé au pays du soleil levant. Le lendemain, j’attaque mon premier cours de karaté style Gojy-Ryu. Je me joins à l’équipe qui accompagne sensei Oshiro pour un cours de 10h00 à 12H00 auprés du grand sensei Choyo Kiyuna.

S'entraîner à Okinawa avec Lionel Froidure
Lionel Froidure

La chaleur et le décalage horaire me tourne la tête et j’ai du mal à rentrer dans le travail. Mon second souffle arrive et je prend du plaisir dans le travail sur un travail de à 2, forme Sanbon Kumité, avec des blocages comme Jodan Koken Uke et Ura Uke. Quelques Kakie et pour finir 2 kata : Sanchin et Tensho. Comme d’habitude, je regarde et j’apprends. D’ici peux j’aurai intégré le diagramme et là commencera le long process de perfectionnement. Le karate-gi est trempe et la bouteille d’eau est terminée : principe des vases communicants ?

Juste après le cours, sensei Oshiro me propose de m’accompagner au magasin de Shureido (fabriquant de karate-gi) et invite d’autres stagiaires à nous suivre. Voiture complète. D’ailleurs en parlant de voiture, saviez-vous qu’au Japon on conduit à gauche ? Moi non.

Le seul et unique magasin de karaté-gi sur Okinawa. Une autre marque comme Tokaldo à bien essayé de s’implanter à Okinawa, mais rien à faire, personne ne venait acheter. Je ressors avec une commande de 2 shureido avec mon nom en caractère japonais sur le côté et une ceinture noire (obi en japonais) en satin avec mon nom et sur l’autre bout : Karaté Shotokan.

Un typhon est annoncé pour samedi et mon voyage à Okinawa se présente mal. Le vent souffle et il arrive réellement sur nous, cela va souffler tellement que personne ne sortira dans la rue. On y est pas encore mais cela va me gêne pour filmer en extérieur car son approche amène une lumière terne, de gros nuages, du vent… Donc faut attendre pour filmer les extérieurs d’Okinawa.

Okinawa Karate Goju Ryu

Le cours commence comme tout les matins de la semaine à 10h00. En voyant mes yeux à moitié ouverts, sensei Oshiro me demande si j’ai bien dormi. «  J’ai très bien dormis mais je ne suis pas du matin, enfin mes yeux ». Le cours se passe super bien et sensei Kiyuna et vraiment impressionnant. A 78 ans il bouge toujours avec agilité, vitesse, coordination et puissance. Avant le début du cours, il se muscle les jambes avec des haltères du pays (Ishi Sashi). Encore une fois en fin de cours, je m’incline en signe de remerciement et de profond respect.

kiyuna sensei karate okinawa

Le repas est le bien venu après une douche bien méritée. La question que je me pose : ma ceinture va-t-elle séchée durant mon séjour ?  Car depuis hier mon premier cours elle n’a pas eu le temps. Réponse prochainement.

Visite du centre ville et son petit centre commercial et ses allées marchandes tout le long de la Kokusai Dori. Les Champs-Élysées d’Okinawa.

Le lendemain je me promène avec mon collègue de chambre, Joachim, à travers tout Naha pour s’informer un peu plus sur la culture du coin. Direction le quartier de la poterie. Une rue remplie de potiers, mais seulement les magasins, avec un travail d’orfèvre et des prix de chez Chanel, inaccessible pour mon portefeuille. La rue se termine par le musée qui nous présente différentes pièces d’une qualité exceptionnelle. Un joli petit musée.

Toujours pas rassasié de culture nous voilà partis pour trouver le musée d’histoire de la ville. Après 20 minutes de recherche dans le quartier, on finit par comprendre que celui-ci est à l’étage d’un immeuble. Bizarre. Direction le 4ème étage. Un accueil toujours aussi agréable. Il y a pas à dire, les Okinawaiens savent recevoir. Première pièce d’environ 40 m2 ave de vieilles photos et peintures, quelques textes, des morceaux de tissus d’époque et l’on va sur la deuxième salle à peine un peu plus grande. Là, 2 kimono d’époque, des représentations de la ville, quelques objets et puis … C’est fini. « Comment ça plus rien ? » On a fait le tour du musée en même pas 15 minutes et l’on a pris notre temps. Un musée pas du tout à la hauteur du passé de cette ville. Celle-ci a était formée en regroupant 3 villages : Shuri, Tomari et Naha. Les karatékas remarqueront que sont sont les lieux de naissance des divers premiers styles : Nah-te, Shuri-te et Tomari-te. Pour info, je séjourne dans un hôtel dans le quartier Tomari, le port.

Allez, direction le parc aux papillonx. Bien sur avec le vent il y en avait aucun… Pour l’anecdote, en revenant et en discutant de ce parc avec Oshiro, celui nous dis qu’il ne savait même pas qu’il existait et que c’était un parc où il allait régulièrement étant enfant.

On reprend le taxi et direction le temple bouddhiste Gokokuji dans le parc Agahigaoka, au nord, à proximité de la plage. Un temple assez récent mais où j’ai encore une fois ressentis le besoin de me ressourcer, de méditer. Le parc qui l’entoure est vraiment luxuriant et doit être un véritable enchantement au début du printemps. Au point culminant de ce fameux parc Agahigaoka, une vue splendide sur Okinawa Beach ! Pas plus grand qu’un terrain de foot ! A l’horizon une route nommée Naminoue Seaside Road. Une belle preuve de la sauvegarde des côtes !!! Il faut quand même savoir qu’Okinawa fût totalement détruit lors de la WW2 et que la reconstruction fut massive. En fin de soirée, sensei Oshiro m’annonce qu’on ira rencontrer et moi m’entraîner avec un maître de Shorin-Ryu. Excellent mon reportage avance.

Commande le documentaire en DVD

Okinawa World

Samedi matin debout à 7h00 en direction d’Okinawa World : un parc à thème. Après une heure de taxi, on arrive finalement à l’entrée. La visite commence par un musée consacrer aux Habu : serpent venimeux  et très rependu dans les îles RyuKyu. A la sortie, on nous propose d’acheter des insectes comme animaux de compagnie. Non merci sans façon et puis maintenant je les mange (voir mon voyage en Chine 2008).

La grande attraction du parc est la descente dans la caves de Gyokusendo découverte en 1967. Cette cave se prêtant avoir la plus grande concentration et nombre de stalactites d’Asie. Un parcours de 890 mètres en train d’explorer les beautés proposer par mère nature. En suivant une petite usine de souffleur de verre et de poterie puis une dizaine de cabane avec les différents arts et métiers originaires d’Okinawa. Je me croyais à DisneyLand avec tous les magasins de ventes d’objets, de nourriture et rafraîchissements. Et en plus pour un prix bien japonais : très cher comme par exemple un simple verre de jus de sucre de canne : 470 yen soit 3,75 euros. Une mangue à 6000 (46 euros) ou un fruit du dragon à 8000 (60). Il faut quand même savoir qu’au Japon et à Okinawa les fruits sont excessivement cher par manque de place pour les cultiver. On finit notre excursion par une danse traditionnelle avec chant et tambours. Super agréable mais encore une fois, interdit de filmer ou photographier. Histoire à suivre…

lionel froidure okinawa

Ah oui, j’allais oublié, le typhon passe juste sous l’île d’Okinawa et se dirige vers Taiwan. Donc encore pas mal de vent, des nuages mais pas la tempête.

Samedi. Les cours avec sensei Kiyuna en Karaté Goju Ryu se font seulement en semaine. Nous allons donc nous entrainer au dojo de sensei Gibo. Un petit homme, par sa taille, mais d’une grande valeur martiale, sensei de Goju-Ryu mais aussi disciple du défunt o sensei Shimpo Matayoshi : Le Maître de Kobudo. Petit cours privé de karaté Goju-Ryu dans son dojo personnel, au rez-de-chaussée de sa maison. On à meême droit à quelques bonbons pour éviter les hypoglycémie et du thé vert glacé pour nous rafraîchir pendant les pauses. On finit le cours par les kata Seisan et Suparumpei que je travaille pour la première fois. Retour à l’hôtel à 22h00 et direction l’épicier du coin pour s’acheter quelques soupes instantanées.

Le dimanche, je le passe à faire une petite grasse matinée suivie d’une session en centre ville pour vous transmettre mes récits via internet. Quelle est belle la technologie quand même, surtout quand elle veut bien marcher.

Lundi matin, la semaine recommence avec l’entraînement avec o sensei Choyo Kiyuna. A la fin du cours une belle surprise m’attend : Zenei Oshiro m’annonce que jeudi matin je pourrai filmer le cours et le sensei. Excellent, surtout qu’il n’a jamais voulut même à caractère interne au Goju-Ryu. Je pars avec le sourire. L’après-midi, direction Shureido pour passer la commande de ma sœur. De là, on décolle pour aller visiter un petit temple Shinto près de l‘hôtel. Un endroit charger d’émotion et je me laisse tenter par l’achat de quelques charmes (porte bonheur). A deux pas de la plage, on fonce directe dans l’eau de la plage d’Okinawa beach. Eau très salé mais quand même à  28°C. Un vrai plaisir sauf pour la vue, ou je suis obligé de me tourner vers la plage pour ne pas regarder les voitures qui passe sur le pont au-dessus. Cela me permet de me rendre compte que les japonais sont vraiment pudiques. J’ai vu des femmes se baigner avec des short et tee-shirt longs, des pantalons, des jeans, et même des sweat-shirt à capuche. Quelle étrange population. Après une bonne douche pour se rincer, direction avec Zenei Oshiro à la rencontre de o sensei Minoru Higa, 10e dan Karate Shorin-ryu. Visite de courtoisie pour savoir si je peux filmer durant mon séjour. Un cours à l’ancienne : chacun s’échauffe pour soi. Le cours commence et là le mythe devient réalité : 500 tsuki, puis on les double, puis les triple et ensuite on passe aux jambes. Un travail épuisant dans une salle où l’air est très rare, surtout au fond. 3 karatékas de style shotokan du club de Bernard Bilicki, était dans la salle pour faire un échange. Comme le tournoi mondial approche le maître fait passer quelques élèves étrangers Shorin-ryu pour les corriger. Puis il demande à Romain de lui montrer un kata, puis un second puis un troisième. Le sensei à grandement apprécier le Tekki Shodan, très similaire à leur kata Nahanchi. Je pense que cet échange sera inoubliable pour Romain. A la fin du cours sensei Higa nous remercie d’être passer et accepte d’être filmer mais seulement après le tournoi. C’est bon, le rendez-vous est prit pour la semaine prochaine.

Shikinaen parc okinawaMardi matin, 8h00, le téléphone sonne. C’est sensei Zenei Oshiro.

Petit changement de plan, on va filmer aujourd’hui avec sensei Kiyuna car jeudi il doit assister à une réunion avec les organisateurs du tournoi.

Ok, on ne stresse pas, c’est comme ça ici. Douche, petit-déjeuner rapide et on prépare tous le matériel pour ne rien oublier. Le tournage se passe à merveille et le sensei, chose exceptionnelle d’après sensei Oshiro, il nous exécute le kata Tensho. WAOUH !!! Quel niveau !!! La fin du cours approche et je commence déjà à penser à l’interview. C’est comme au échec, il faut penser au moins un coup à l’avance. Mais j’avais pas prévus que la belle sœur de Zenei viendrait à l’imprévue avec le repas du midi pour tous les stagiaires. Interview reportée. C’est pas grave, c’est que partie remise. L’après-midi je vais filmer dans un site classer patrimoine mondial de l’UNESCO : Le jardin royal Shikinaen : SPLENDIDE et en plus un super ciel bleu (j’aurai aimer avoir un drone). Après plus d’une heure à se balader, filmer et faire quelques photos, direction un autre jardin mais cette fois-ci, un jardin chinois : Fukushuen. Pas classer comme patrimoine mondial mais d’une beauté exceptionnelle. Petits lacs, carpes coy, cascades, bambous, statues … et le bleu du ciel est toujours là. Fin de journée autour d’une bonne bière bien fraîche, de gyoza, de sashimi et bien sûr de gohan. Je pars me coucher avec les images inoubliables d’une splendide terre martiale.

Jeudi 22h00. J’ai enfin les accréditation pour filmer le tournoi mondial de karaté et kobudo traditionnel dans le Budokan d’Okinawa. Il était temps. Encore merci à Zenei Oshiro d’avoir fait joué toutes ses connaissances pour me les obtenir.

Vendredi 11H30. Salle du Budokan, la maison des arts martiaux de la préfecture d’Okinawa. On s’installe tranquillement dans un coin à côté de la TV locale, de la BBC, TV nationale, et une belle dizaine de photographes. Rien que ca ☺. La cérémonie d’ouverture commence à 12h30 avec des discours des différents dirigeants, organisateurs et sensei. Vient ensuite un splendide cérémonie d’ouverture : orchestre, chanteuse, enfants, adultes, percussions traditionnelles des RyuKyu …. La cérémonie est suivie de 3h00 de démonstrations des différents styles, pratiquants du monde, enfants, adultes que ce soit en Karaté Goju-Ryu, Ueshi-Ryu, Shorin-Ryu, Shrinji-Ryu, Matayoshi kobudo, Okinawa kobudo, RyuKyu kobudo … Les démonstrations se clôturent par la démonstration de kata karaté de 4 présidents des organisations présentent sur Okinawa.

Championnats du Monde de Karaté Traditionnel à Okinawa

Le samedi commence avec la compétition – Plus de 250 participants dans la catégorie karaté kata homme !!! Toutes les finales de la journées gagnées par des Okinawaiens. « Tournoi traditionnel de karaté et kobudo d’Okinawa ». De très belle prestations et un grands fair-play de la part de tous les participants. Et les Okinawaiens toujours aussi impassible devant la victoire. Cela change des championnats du monde WKF où les vainqueurs tombent au sol avec les poings fermés en l’air. Humilité et respect.

championnat du monde de karaté à Okinawa

Le lendemain : grand stage avec les maîtres. 6 tatamis. Toutes les 2 heures changements de sensei. 6h30 de stage. Une journée bien remplie. A faire au moins une fois, mais pour ma part je préfère le contact direct avec les maîtres dans leurs dojos. C’est plus intime mais je ne regrette en rien de l’avoir fait.

Dernière semaine à s’entraîner à Okinawa

Le lundi je profite qu’il n’y a pas de cours pour repartir sur le splendide parc de Shikinaen et de faire toutes mes présentations et introductions du futur documentaire. Il a fait chaud et les plans sont superbes, même si j’ai toujours du mal à me voir à l’écran. Mais en tant qu’hôte du futur documentaire je me dois de faire abstraction.

Le lundi soir, on rejoint l’équipe française pour faire un dernier repas tous ensemble car dès le lendemain, certains repartent. L’occasion de trinquer avec mon guide : sensei Zenei Oshiro.

repas okinawa karate

Le mardi je suis cloué au lit avec une infection gastrique : cause à effet de l’awamori de la veille ? (boisson locale à base de fermentation de blé). Le soir, ma sœur dirige les choses et réalise l’interview de sensei Gibo et filme quelques belles images de Kobudo et Goju-Ryu.

Mercredi matin, je suis rétabli après une diète forcée et pas moins de 6 litres d’eau pour restaurer ma flore intestinale et réhydrater mon corps. Le cours commence avec sensei Kiyuna. A la fin, à nouveau repas avec le sensei. Super convivial. Le soir, direction le quartier des potiers pour un cours de Shorin-ryu avec sensei Higa, 10ème dan. Super intense, plus de 25 personnes dans le petit dojo. Un gros cours bien physique avec au menu : plus de 1000 coups de poings, des coups de pieds, des blocages, des katas, des photos, une interview… une belle soirée et un très bon entrainement chez l’ancêtre du Karaté Shotokan. Un grand merci à l’équipe Argentine, Indienne, Philippine et Marocaine pour le respect du silence lors de l’interview avec le sensei.

Jeudi matin dernier cours avec Sensei Kiyuna qui réponds à nos questions mais pas de caméra, une fois c’est exceptionnel alors deux fois … Bref, un excellent dernier cours et pleins de bons souvenirs. Une grosse pensée pour le fils de Zenei Oshiro qui est malade. L’après-midi, je file vers le centre ville pour faire mes derniers achats car je décolle pour Kyoto d’ici peu. Demain entraînement avec sensei Shinjo du Uechi-Ryu.

Vendredi 17H00. Départ de Naha en direction de Kadena pour rencontrer le fameux Kiyohide Shinjo, 59 ans, du Uechi-Ryu, connus dans le monde sous le surnom du Super Homme d’Okinawa. Le cours comme à 19h30. Avec une demi-heure d’avance nous en profitons pour regarder et prendre quelques images du cours enfants. Test de résistance même sur les enfants… Mais à la fin du salut, il leur souris pour leur montrer qu’il est content d’eux. Le Uechi est connus comme un style extrêmement dur. Et c’est le cas, non pas dans le rendement mais dans ces tests. Après un bon kihon, le groupe enlève la veste du gi (karate-gi) pour que le sensei puisse voir nos défauts. Le groupe des avancés font le kata et là je reste sans voie. La puissance que le sensei dégage en testant ses élèves est impressionnante. Là je me dis : « Mais où suis-je ? »

Puis à notre tour … et là, grande chance, le sensei Shinjo s’occupe que de moi et avec doigté. Il me teste mais avec la puissance nécessaire pour me montrer où je pêche. Arigato gozaimasu sensei.

sensei Kiyohide shinjo karate okinawa

Un autre groupe passe pour présenter les tests avec les kami (jarres) avec notamment 2 Indiens en stage. Peu après, le sensei me dit de me mettre sur le côté pour regarder différents groupes réalisant des katas. Et juste avant de finir le cours un peu de kote kitae : renforcement musculaire par la répétition de frappe. Et là c’est la fin des haricots !!! Je travaille avec l’assistant du maître et j’ai l’impression qu’à chaque coup porté, un tettsui (coup du marteau), il me frappe réellement avec un marteau. J’ai cru perdre ma cuisse lors du premier mawashi gedan (low kick). En vous écrivant ces quelques mots, je peux vous dire que j’en garde des marques, une douleur et je fais tout pour qu’elle cesse le plus vite possible. Maintenant, je peux dire à quoi ressemble un cours de Uechi-Ryu à Okinawa avec sensei Shinjo Kiyohide. J’en garde un excellent souvenir et des traces bleues un peu partout .

J’ai toutes les images en boîtes et la fin du tournage est déclaré. Dimanche matin, je pars 10 jours, en voyage personnel, pour visiter le Honshu et m’entraîner à Kyoto au Seibukan et à l’anciennement nommé Yoseikan Dojo à Shizuoka, dojo fondé par le défunt o sensei Minoru Mochizuki. J’essayerai tant bien que mal de vous donner quelques news, impressions et photos.

Le documentaire sur le Karaté à Okinawa

Après plusieurs heures passées à rechercher dans mes rushs pour mon documentaire karaté, voici la bande-annonce ou trailer de mon voyage dans le berceau du karaté avec de grands maîtres de Goju-Ryu (sensei Choyo Kiyuna), Shorin-Ryu (sensei Minoru Higa) et Ueshi-Ryu (Kiyohide Shinjo).

Regarde le documentaire en DVD

Voici la bande-annonce internationale.

Un nouveau voyage en terre martiale commence – Cette fois-ci – je me trouve dans le berceau du karaté – au sud de tokyo – dans l’archipel des ryukyu – à Okinawa. Avec son histoire et son emplacement géographique – Okinawa a un héritage chinois – qui a grandement influencé ses traditions – et bien sur le karaté.

Regarde le documentaire en ligne VOD Streaming HD

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Lionel Froidure

Lionel Froidure

Fondateur de Imagin' Arts - CN 6ème Dan Karaté - CN 5ème dan Arnis Kali - Professeur diplômé d’état DEJEPS - Instructeur Arnis Kali 3ème degré WADR - Enseignant au Blagnac Arts Martiaux - Ma citation : "Pour être un pratiquant il faut pratiquer. Alors pratiquons. » - J’adore partager mes connaissances pour vous permettre de progresser que ce soit au dojo, en stage et bien sur dans mon club vidéo privé.

11 Commentaires

  1. Ca y est.. tu me donnes envie de repartir au japon … et on flechit bien les jambes sur les kiba dashi!!!

  2. Il paraîtrait que le sens de circulation à gauche au Japon viendrait du fait que les Samouraïs circulaient sur ce côté de la route (à gauche donc…) afin d’éviter que leur Katana (qu’ils portaient sur leur côté gauche) ne vienne heurter celui d’un autre Samouraï et ainsi provoquer des disputes, voir des combats…. Peut être te donnera-t-on une autre version sur place ?

  3. Coucou lio !!!!!
    Superbes les photos, enfin comme dab quoi……..
    On penses fort à toi et j’espère que c’est très enrichissant d’un point de vue martial.

    Grosses bises.

    Nico et Isa

  4. Impec, ça commence bien! Nous on a déjà des belles photos (au fait, c’est quoi que tu as dans ton verre…). Et les sushis alors, t’as pas encore testé.
    Entraine toi bien, à bientôt.

  5. Salut et merci pour vos petits commentaires.
    Dani, en Goju Ryu, Kiba Dashi n’existe pas, c’est Shiko Dashi mais pas trop bas. Donc mes cuisses se portent bien 🙂
    Julia, j’ai un verre d’eau en attendant la bière Asahi.
    Chris : personne pour l’instant ne m’a donné d’info concernant le pourquoi du comment de rouler à gauche. Mais merci d’avoir partager cette info.
    A très bientôt

  6. C’est déjà une bonne chose, t’as récupéré Maitre Oshiro. C’est toujours un plaisir de te lire et de voyager de par tes récits,
    ciao

  7. apres recherche …..

    Ce qui est aujourd’hui une originalité était autrefois la norme. Au Moyen Âge, les routes étaient si peu sûres que les marcheurs et cavaliers d’autrefois risquaient à tout moment de tomber sur un malandrin au cours de ces kilomètres de landes. Il était difficile de deviner les intentions d’un voyageur qu’on allait croiser. Pour parer à toute éventualité, les voyageurs se tenaient sur leur garde, prêt à dégainer l’épée (situé à gauche de la ceinture, pour en faciliter la saisie de la main droite). Afin de mettre toutes les chances de son côté, on se plaçait à gauche de la route, afin de contrôler l’amplitude du geste et de faire face à l’assaillant. Pour les cavaliers, le problème était similaire.

    De plus, un élément utilitaire renforçait cette pratique : un simple problème d’équitation. Au fil des siècles, des petites bornes jalonnèrent le bord des routes. Les cavaliers les utilisaient naturellement pour remonter sur leurs montures, alors qu’ils étaient bardés d’un lourd attirail (armure, épée). De plus l’épée se portant à gauche (chez les droitiers notamment), ceux-ci utilisaient les bornes à la gauche de la route afin de ne pas être gênés. Une fois sur leur monture, ils restaient naturellement sur ce côté.

    On peut supposer cependant qu’ils allaient plutôt sur le centre des chemins, là où ils étaient les plus praticables, et qu’une attaque située sur le côté gauche de la route serait plus difficile à parer. De plus, cette explication ne dit pas ce qu’étaient censés faire les chevaliers gauchers, ni comment cette tradition se serait perpétuée à travers les siècles. Cette explication est également donnée au Japon.

    Personne jusque-là n’avait pensé à réglementer le trafic routier : au milieu du XIIIe siècle, le pape Boniface VIII (1235-1303) conseilla aux pèlerins de marcher sur le côté gauche de la route. Cet édit papal poussa l’Europe à circuler à gauche pendant près de quatre siècles.

  8. Un des plus grands rêves de ma vie ! Mais je n’ose même pas imaginer le niveau qu’il faut pour tenir le coup. On en parlera lorsque l’on se verra au stage de juin, si tu le veux bien. Je pense que c’est dans ces moments là que ‘on touche du bout du doigt l’aspect artistique du Karaté-Do… Et tes vidéos sont vraiment incroyables. Merci Lionel pour ce partage magnifique !

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