Applications combat en Yi Quan [vidéo]

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Applications combat en Yi Quan avec Michel Tournerie

Dans cet épisode N°4 sur 4, Michel Tournerie va vous expliquer comment utiliser les SHILI et les coups de poings dans le combat.

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Retrouvez Michel Tournerie sur son site Binh Dinh Toulouse.

Retranscription de la vidéo : Applications combat en Yi Quan

Salut à tous ! Aujourd’hui on va parler de combat.

Le Yi Quan est souvent considéré comme un Art Martial Interne. Moi, je n’aime pas trop le terme d’interne ou d’externe pour les Arts Martiaux, je préfère parler de méthode d’entraînement.

Oui, c’est une méthode d’entraînement où on travaille sur la visualisation, sur le ressenti, sur la position du corps, on fait un travail lent, voire immobile, mais pour autant ça reste un Art Martial.

On a vu dans les précédentes vidéos l’application d’un Shi Li, on a vu aussi le travail des coups de poing, maintenant je voudrais vous montrer un petit peu ce que ça donne dans un travail de combat et comment on peut appliquer tout ça en combat.

En quoi l’entraînement du Yi Quan me permet de débloquer tout ça ? D’abord, il y a un travail de déplacement qu’on acquiert au travers du Tui Shou et qui va vous aider dans le combat, notamment pour développer votre stratégie.

Il est important en combat de prendre l’axe de son adversaire.

Or, dans le Tui Shou, il y a un principe fondamental qui est l’orientation du pied avant : mon pied avant est toujours dirigé vers l’axe de mon adversaire. Ce qui fait qu’ici, quand je vais rentrer en contact avec sa garde, je vais essayer de prendre son axe pour le déstabiliser éventuellement, pour rentrer quelle que soit la manière, ce n’est pas très important.

Ce qui est important, c’est de me donner un angle sur lequel il va être plus faible.

Là il est fort, son poing avant, ici il peut me sécher, si je rentre il est dangereux. Ici, il est déjà un petit peu moins dangereux. D’accord ?

Donc ce travail-là, le Tui Shou va vous permettre de le développer. Cela, c’est le premier point.

Le deuxième point, c’est le contrôle. Le travail du Tui Shou va me permettre, quand je vais être en combat et donc quand je vais rentrer en contact avec mon adversaire, de le contrôler.

Dans un premier temps, son premier réflexe quand je vais rentrer ici et que je vais le tirer, il va vouloir aller dans l’autre sens et là, il va me donner encore une fois un point d’accroche : soit ici et je viens le pousser, soit au contraire, si je suis plus fort que lui, s’il résiste, je vais tirer encore plus, voire -et c’est là qu’intervient le travail des coups de poing qui est intéressant- ici je l’accroche et là, comme je suis en contact, je vais venir frapper ici, toujours en contrôlant.

C’est là qu’est important ce travail de contrôle dans le Tui Shou, de ressenti et d’écoute de l’autre. Ici, s’il est complètement relâché, je rentre direct, mais théoriquement comme je l’ai tiré, là j’ai créé une réaction et il est un peu dur, il va peut-être même essayer de m’en mettre une, je vais pouvoir ici le contrer, comme je vais sentir que là, il a durci et qu’il va lui-même essayer de glisser.

Donc là, je peux le retirer et je m’offre un nouvel angle d’attaque. Donc ce travail de contrôle et d’écoute est très important pour le contrôle.

Je peux venir saisir à deux mains, je peux venir simplement avec une main, même chose : ici, je crée une réaction, au mieux une ouverture et au pire une réaction. Une ouverture : il n’est pas assez solide, je descends et là je peux rentrer au visage, au corps ; s’il est solide, je crée une réaction, je peux à ce moment-là retirer un petit peu plus fort ou au contraire venir ici pour rentrer derrière.

Encore une fois, dans le Yi Quan, il n’y a pas de schéma préétabli, ce qui compte c’est travailler la spontanéité et pour travailler cette spontanéité, ce qui est important, c’est de travailler lentement, de travailler dans le ressenti et c’est ça qui va vous permettre de développer votre vitesse et votre spontanéité.

Un travail que j’aime bien faire faire à mes élèves : ici on est en garde, on va rentrer en contact en venant justement dégager cette main avant. Comme je l’ai montré tout à l’heure, on peut l’accrocher pour travailler derrière avec le contrôle, mais on peut aussi directement la dégager, toujours pareil avec cette force de la taille, mes deux pieds sont bien ancrés dans le sol, c’est la rotation de la taille qui va me permettre de venir le dégager fort. Ici je suis relâché, ici j’ai la force, là je vais rentrer et là je peux rentrer ensuite, toujours pareil avec cette rotation de la taille, sur mes coups de poing qu’on a vus : directs, descendants, circulaires … Voilà !

Donc ce travail sur les mains de l’adversaire est très important et c’est un bon exercice qu’on peut faire en club pour faire le lien entre le Tui Shou où on est collé et où on va venir ici tirer, et le travail de combat où on va dans le contact, où on va dans la distance et par ce travail de contrôle, on est toujours en protection. Ici je peux rentrer de n’importe quelle manière, peu importe.

J’espère que cette vidéo vous a plu et vous a montré que le Yi Quan, bien que ce soit un Art Martial classé « interne », est un véritable Art Martial pour le combat.

Si vous voulez de plus amples informations, n’hésitez pas à aller sur notre site Internet de l’école Binh Dinh.

J’espère que cette vidéo vous a plu, si c’est le cas « likez » et en espérant vous revoir bientôt sur Imagin’Arts Tv où vous pourrez découvrir le documentaire que Lionel et moi avons fait en Chine dans l’école de Yi Quan de Maître CUI RUI BIN.

A bientôt !

One Comment

  1. Très bonnne vidéo. D’autant plus intéressante que très rares sont en français les vidéos explicatives des applications du Yi Quan en combat.

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Salut les budokas

lionel froidure karate

Je suis Lionel Froidure, budoka, karatéka, arnisador, réalisateur de nombreux DVD d’arts martiaux, présentateur des documentaires En Terre Martiale et j’adore partager mes découvertes pour vous aider à progresser. Au-delà de la transmission, mon but est d’inspirer les pratiquants à s’entraîner et de vivre leurs rêves comme moi.

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