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Je ne voulais pas parler à une caméra – Vlog #4

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On me surnomme le professionnel, mais au début je ne voulais pas parler à une caméra. Comme quoi, avec du travail et de la persévérance on arrive à bout de ses rêves.

Ce surnom m’a été donné lors du premier stage d’été Arnis Camp (arnica) avec Master Dani Faynot.

https://www.youtube.com/watch?v=GDrtuvuLHr0

Je ne voulais pas être devant une caméra

Dans le monde des arts martiaux philippins, mon petit surnom c’est « le professionnel ».

Lors d’un dîner à l’Arnis Camp, avec Master Dani FAYNOT, une petite idée est passée par la tête de je-ne-sais-plus-qui de donner des petits surnoms à chacun des participants. Forcément, ça a été mon tour et ils m’ont surnommé « le professionnel ».

Pourquoi « le professionnel » ? Tout simplement parce que je travaille dans le monde de la vidéo et des arts martiaux, donc pour le monde des arts martiaux, je suis le professionnel de la vidéo. Voilà comment est venu ce petit surnom, parce que je peux parler à une caméra !

Mais comme pour tout, ça ne vient jamais tout seul. Comme tout ce que j’ai fait dans ma vie, ça ne vient pas tout seul. Tout ce que j’ai appris, pour une grande partie je l’ai fait en autodidacte. Donc tout le côté vidéo, photographie, infographie, webdesign, je l’ai fait en autodidacte, parce que j’étais passionné par cela et donc, je suis devenu un professionnel.

Forcément, j’ai mis trois, quatre fois plus de temps que quelqu’un qui a suivi une formation. Mais ça, ce n’est pas grave, j’ai suivi mon propre chemin et je suis là où je suis.

Aujourd’hui, je suis plus ou moins à l’aise pour parler à une caméra comme si c’était quelqu’un, comme si c’était un ami ou des élèves à qui j’étais en train de parler.

Mais en fait, c’est un objet complètement neutre, inerte, qui ne me répond pas, qui ne me parle pas, ne me pose pas de questions et pourtant, je continue à lui parler … C’est quand même un peu bizarre !

Mais c’est un outil, un outil pour pouvoir communiquer certaines pensées et donc là, ma pensée, c’est qu’il faut du temps pour tout.

Au début, pour vous raconter une petite histoire, je ne voulais absolument pas être devant une caméra. Pour les « En Terre Martiale« , quand je suis parti pour la première fois, c’était aux Philippines, j’ai fait mon tour des Philippines, j’ai rencontré douze des grands Maîtres et quand je suis rentré, un de mes amis m’a dit : « Mais Lionel, tu ne peux pas faire comme tous les autres documentalistes et proposer un documentaire sur les arts martiaux juste comme ça et poser ta voix derrière, ça ne va pas aller, il faut que tu te présentes, que tu te mettes en avant, que tu t’entraînes avec les Maîtres parce que tu es enseignant, tu es professeur, tu es un pratiquant et c’est cela, la grande différence avec les autres documentaires. Tu n’es pas juste un documentaliste, un reporter qui part à l’étranger faire un documentaire sur un art martial parce qu’on lui a demandé de faire un reportage. Bien au contraire : tu es un pratiquant et c’est toi qui décides de tes documentaires, etc. Donc tu dois de mettre en avant. Si tu en fais plusieurs, tu seras le fil rouge, donc les gens vont te suivre au fur et à mesure dans tes voyages » … Et c’est ce qui se passe maintenant, puisque le dixième va sortir dans quelques jours sur l’Hapkido et le Sonmudo. Je vous invite d’ailleurs à cliquer sur ce lien pour aller voir la bande-annonce … Juste là !

J’ai beaucoup, beaucoup réfléchi à ce qu’il m’a dit et je me suis dit : Pourquoi pas ? Ce n’est pas du tout ma formation, je ne suis pas présentateur, je ne suis absolument pas à l’aise devant une caméra, mais bon, c’est peut-être comme ça qu’il faut le faire pour me distinguer des autres, pour que ça marche, tout simplement et que je puisse en faire d’autres.

Donc je repars aux Philippines parce que je n’avais pas encore suffisamment d’images. Forcément, c’était mon premier documentaire, j’avais plein d’images mais je n’avais pas tout ; comme tout débutant, j’ai fait énormément d’erreurs, donc il a fallu que je reparte, non pas rencontrer les Maîtres mais en rencontrer d’autres et compléter avec les images qu’il me fallait. C’est là où j’ai rajouté les images où je me suis filmé, où on m’a filmé pour que je puisse faire mes introductions, mes petites présentations, etc. Et là, ça a été quand même assez atroce ! Pendant très longtemps ça a été le cas, mais la première fois ça a vraiment été atroce ! Je me rappelle me lever à l’aube pour aller sur la plage, pour éviter au maximum les gens, pour qu’il n’y ait quasiment personne qui passe devant la caméra, qui vienne me poser des questions et me déconcentrer, déjà que j’étais très stressé à l’idée d’être devant une caméra et de ne pas sortir le texte correctement … Donc il était 4 heures et demie, le soleil commençait à se lever quand je suis allé sur la plage installer mon trépied, la caméra, je me suis mis en place et là j’ai dû y passer une heure et demie pour faire une minute et demie de texte … Ca a été l’enfer !

Mais ce n’est pas grave, c’est comme tout et comme au dojo : si vous voulez arriver à quelque chose qui soit fluide, naturel, etc., il faut passer par ce côté qui n’est pas naturel, ce côté où on se sent bizarre et répéter, répéter, répéter … Cela ne veut pas dire qu’à la fin de l’heure et demie, ça allait beaucoup mieux, non, pas du tout ! Il m’a fallu des années avant de me sentir à l’aise et même toujours aujourd’hui, de temps en temps, je ne suis pas très à l’aise devant une caméra, surtout quand il y a du monde autour, ça me gêne un petit peu. Cela paraît peut-être un peu bizarre, mais c’est comme ça !

Je fais beaucoup le lien entre la vidéo, mon boulot et les arts martiaux.

Les arts martiaux m’ont beaucoup aidé à me booster, à me mettre en avant, à me mettre des coups de pieds dans les fesses pour pouvoir avancer, parce que sinon jamais je ne l’aurais fait et je me serais dit : « Non, ce n’est pas pour toi Lionel, tu n’es pas fait pour ça, tu n’es pas fait pour être devant une caméra, tu es fait pour être derrière, pour filmer, pour mettre en avant, tu n’es pas là pour raconter une histoire » … Eh bien en fait, si !

Maintenant, dix ans après, parce qu’en octobre 2017 cela fera dix ans que pour la première fois je suis parti en Asie filmer pour la première fois « En Terre Martiale », merci Lionel de m’avoir botté les fesses … Vraiment ! C’est comme ça que j’y suis arrivé et c’est comme ça que je continue, parce que je continue à me botter les fesses, que je continue à avancer.

Ce n’est pas quelque chose de tout simple, mais au dojo ce n’est jamais simple, sauf si on veut que ce soit simple, qu’on ignore les erreurs et qu’on reste dans sa zone de confort. Mais personnellement, j’aime sortir de ma zone de confort, je n’aime pas rester là où je me sens à l’aise, j’aime apprendre des choses nouvelles, j’aime aller vers l’inconnu, j’aime ça !

Et donc, à travers tout cela, c’est comme cela que j’évolue dans les arts martiaux, dans mon boulot et c’est pour cela que les gens m’ont appelé « le professionnel ».

Donc n’oublie pas, pour être un « pro » dans tout ce que tu veux faire, donne-toi à fond et apprends des autres, mets-toi à côté de gens qui connaissent, apprends avec eux, que ce soit en formation, maintenant sur Youtube tu peux taper tout ce que tu veux et tu trouveras forcément quelqu’un qui pourra te donner des conseils. Donc vas-y, fonce ! Si tu as un rêve, fonce, c’est mon conseil.

Moi, mon rêve, c’était de partir en Asie et de faire un premier documentaire sur les arts martiaux. Dix ans après, j’en ai dix ! Si tu as envie que je te donne des astuces, des conseils et que je te montre des vidéos avec les grands experts, abonne-toi à la chaîne et n’oublie pas surtout de t’inscrire à la Newsletter qui est juste là …

Allez, à très bientôt et bon entraînement !

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lionel froidure karate

Je suis Lionel Froidure, budoka, karatéka, arnisador, réalisateur de nombreux DVD d’arts martiaux, présentateur des documentaires En Terre Martiale et j’adore partager mes découvertes pour vous aider à progresser. Au-delà de la transmission, mon but est d’inspirer les pratiquants à s’entraîner et de vivre leurs rêves comme moi.
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