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Gilles Aubin, du tatami à Masterfight

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Entretien avec un passionné d’arts martiaux qui facilite la tâche de tous les pratiquants.

Gilles Aubin : au service des pratiquants avec Masterfight

Lionel Froidure : Bonjour Gilles, te te remercier de m’accorder un peu de ton temps pour cette interview. Peux tu te présenter ?

gilles aubin masterfightGilles Aubin : Bonjour Lionel. Tout d’abord je tenais à te remercier pour cet interview. Une belle preuve d’ouverture 🙂 Je suis Gilles Aubin, 48 ans, web designer de métier. J’interviens en école de communication et forme des salariés en reconversion professionnelle sur les logiciels de graphisme.

J’ai débuté les arts martiaux en 1985 et j’ai commencé à enseigner en 2001 auprès de mon professeur Dominique B., que j’ai remplacé à la direction du club. J’ai fermé ce dernier en 2007 pour « prendre un peu l’air » après quelques désillusions en matière de contact humain.

LF : Comment es-tu arrivé aux arts martiaux et surtout pourquoi ?

GA : Bruce Lee… what else 😀

Le voir m’a donné l’impulsion : « Je veux faire la même chose ».

Cela dit, je ne trouvais pas de club près de chez moi. Du coup j’ai acheté le livre de Jean Pierre Lavorato et Pierre Blot « Keri Waza, techniques de jambes » (que j’ai toujours d’ailleurs) et j’ai reproduit tout seul dans ma chambre ce que je voyais sur les photos, encore et encore, en prononçant les noms des positions. Maintenant que j’y repense, si ça s’était passé de nos jours, ça aurait été drôle de me filmer entrain de crier à tue-tête : »ZEN KUTSU ! », « MAE-GERI ! ».

Puis j’ai trouvé un club de karaté dans une impasse du quartier du vieux-Lille où j’ai pris mes premiers cours de Shotokan avec Patrick B.

LF : Quel est ta discipline ou discipline que tu pratiques régulièrement ?

Gilles AubinGA : En 1989, j’ai quitté le club de karaté sur l’impulsion de 2 copains de tatamis qui m’avait vu combattre : « Gilles, il faut absolument que tu viennes voir un club… tu vas t’éclater avec ton jeu de jambes. ». Je suis arrivé dans un endroit ou le professeur Jean-Jacques B. avait des cheveux argentés, tombant sur ses épaules carrés, vêtu d’un kimono noir usé… une représentation vivante du maître d’arts martiaux. Il pratiquait le viet vo dao de l’école Minh Long.

Les profs se sont succédés dans ce club, mais j’y suis resté jusqu’en 2007.

Depuis je continu à pratiquer mes quyens (à mains nues ou avec armes), mais pas que. Je révise aussi le siu lim tao de wing chun (pour pas l’oublier, j’ai fait moins d’un an pour des raisons financière à l’époque) et la première partie de la forme longue de tai chi, que j’ai pratiqué pendant près de 3 ans. J’ai également fait un an de Systema.

LF : Qu’est ce qui t’as amené à créer Masterfight ?

GA : Quand j’ai commencé à enseigner en 2001, je me suis dit que tout ce que je découvrais en tant que jeune enseignant devrait pouvoir servir aux autres jeunes profs comme moi. J’ai donc ouvert un site internet masterfight.free.fr (« Mets la hanche bordel ») dans lequel je plaçais mes réflexions : les formes, qu’est-ce qu’un débutant, les limites, etc.

En 2008 j’ai perdu mon boulot à cause de la 2e crise de ma carrière (la bulle internet en 2003 et la crise financière de 2007) et j’ai décidé de me lancer plus sérieusement dans le développement du magazine. Il n’y avait pas de site internet qui jouaient le rôle de portail d’informations de façon ni très sérieuse, ni très pratique… que des forums comme Kwoon ou Webmartial (très bon au demeurant). Le soucis avec le système des forum c’est qu’ils permettent les échanges et les réflexions, mais pas véritable mise en avant des informations.

Même le magazine phare des arts martiaux français n’étaient pas développé à cette époque.

Mon objectif lorsque j’ai repensé le site, c’était d’en faire le Huffington Post… des arts martiaux.

LF : Quel sont les services proposés par Masterfight aux pratiquants d’arts martiaux ?

GA : Je savais que la création d’un monument pareil serait ardu parce que j’étais tout seul sur le projet. Or comme tu le sais sans doute, pour intéresser les lecteurs il faut un contenu frais et fréquent. Je savais aussi pour l’avoir vécu que les clubs sont rarement accompagnés dans leur communication. J’ai donc pensé des outils qui permettent aux clubs de diffuser leurs stages et leurs compétitions aux plus grand nombre pour que rayonne leurs disciplines : Le Mégaphone.

Pour aider les clubs à communiquer sur les réseaux sociaux, en sachant qu’une image circule plus facilement que du texte, j’ai mis au point avec une collègue développeuse un générateur d’affiche qui permet à tout le monde de se faire sa propre affiche sans connaître les logiciels de graphisme. Il mériterai quelques améliorations notamment au niveau des  photos disponibles, mais ça permet déjà de se faire une affiche rapidement. Une autre version avait d’ailleurs été mis en chantier, mais je me suis laissé prendre par d’autres choses et cette nouvelle version est toujours en friche quelque part dans un disque dur.

Pendant un temps, j’ai également tenté de faire des retransmissions d’évènement en direct (compétitions, conférence). J’avais avec moi une chargée de communication qui s’occupait des relations avec les organisateurs, un cadreur qui me suivait partout avec sa caméra pro sur l’épaule et un jeune « historien/passionné » des arts martiaux qui rédigeait quelques articles avec nous (Jennifer, Olivier, Antoine si vous lisez ça… 🙂 ). Pour ma part, je m’occupait de la réalisation, des interviews et de la post-production. Je n’ai pas pu continuer car les clubs avaient du mal à payer le juste prix de nos prestations et c’est une activité de groupe chronophage. Nous avons fait des rencontres ultra enrichissantes cela dit.

Pour poursuivre l’aventure de la vidéo, nous avons tenter de lancer une revue de presse mais cette fois-ci ce sont les finances perso qui n’ont pas suivi. Difficile de s’acheter tous les magazines d’arts martiaux chaque mois, pour en parler avant qu’ils ne soient plus dispo en librairie. Là encore c’est un projet qui ne tourne plus, mais c’est celui qui me tient le plus à coeur de relancer. C’est d’ailleurs après l’arrêt de ce projet que j’ai lancé le Kiosque, qui permet de découvrir les magazines français et internationaux des arts martiaux et même de s’y abonner.

carte participative clubs arts martiaux

Depuis, j’ai récemment réussit à concrétiser un projet qui dormait dans mes cartons depuis au moins 4 ans : la carte participative. Elle permet de trouver un club près de chez soi (plus il y aura de salles indiquées et plus elle sera efficace).

Une de mes envies de passionné a été de réunir des pratiquants pour échanger sur la technique, la pédagogie… autour d’un verre. J’ai donc lancé ce que j’ai appelé les « Apéro Fight« . C’est au cours de l’un d’eux que j’ai alerté les participants sur la perte de vitesse des arts martiaux dans le monde. N’importe qui peu organiser un Apéro Fight dans sa ville et j’avoue que ce serait très chouette de les regrouper au sein d’un agenda .

Pour terminer (je sais, je suis un peu sur tout les fronts) je suis également entrain de mettre au point un système qui permettra aux non-pratiquants de trouver leur voie martiale. Ca s’appellera Dragon’s Way (la Voie du Dragon) et devrait être très utile aux rayonnement des arts martiaux. On en reparlera très vite j’espère.

LF : Qui peut publier un stage sur Masterfight ?

GA : Tout le monde. Pas de restriction.

Bien sûr, je pense que les annonces seraient plus détaillés si les professeurs ou les organisateurs s’en chargeait, mais ils n’ont pas toujours le temps et il me semble que c’est important que les évènements des clubs soient diffusés. Cela peut avoir plusieurs effets :

  • attirer des pratiquants alentours qui ne connaîtraient pas le club ;
  • attirer potentiellement des pratiquants qui voudraient essayer une autre discipline que la leur ;
  • et bien évidemment permettre à des non-pratiquants de découvrir ces disciplines.

A mon sens, il n’y a que des bénéfices à publier des stages ailleurs que le site du club (comme il n’y a que des bénéfices à inscrire son club sur la carte participative). Les organisateurs touchent en faisant cela, un autre public que celui qu’ils touchent déjà.

LF : Qui peut devenir auteur d’article ?

GA : Toute personne justifiant d’un bagage martial (je demande systématiquement une biographie martiale avant d’accepter de nouveaux auteurs pour tenter de garantir une certaine « expertise »), et je prend garde à ne laisser publier que des articles constructifs… à moins que cela soit des « coups de gueule » de nos anciens qui ont suffisamment d’expérience pour savoir de quoi il parle. Masterfight devient alors leur porte voix. Cela permet à la communauté de réfléchir au sujet traité (je pense notamment à l’article de Jacques Tapol intitulé « Le karaté-do, ça ne va pas ! »).

LF : Quel serai ton conseil pour les pratiquants ?

GA : Pour les débutants, je pense qu’il devrait se concentrer sur une seule et même discipline afin d’obtenir de solide base dans celle-ci. Cela développe un regard technique et un  feeling qui permet le jour on l’on veut changer de club ou de discipline, de diminuer les chances de se tromper et de tomber sur un de ces charlatan comme on peut en voir sur les vidéos que je diffuse régulièrement sur la page Facebook du magazine.

Pour les pratiquants plus avancés en revanche, je leur recommanderai de voyager martialement parlant, et de ne pas rester enfermé dans une discipline. Attention, je ne dit pas qu’il faille changer d’art martial. Ce n’est pas utile si on souhaite augmenter sa culture et épanouir sa technique. Mais les arts martiaux sont un vaste grimoire ou il est possible de trouver par exemple des méthodes d’enracinements propres à chaque discipline et il serait dommage de passer à côté de cette richesse parce que vous pensez que votre professeur vous regarderai de travers si en tant que judoka, vous alliez faire du ju jutsu brésilien ou du sambo.

LF : Le mot de la fin

GA : Les arts martiaux et les valeurs qui les accompagnent sont en perte de vitesse depuis plusieurs années maintenant. Je pense qu’il est important que les clubs en prennent conscience et s’attachent à rayonner, eux et leur discipline dans un secteur plus large que la ville ou ils se sont implantés.

Masterfight les attends à bras ouverts pour les aider dans cette tâche. Prenons ensemble l’initiative dans ce combat, un « sen no sen » de la communication en quelque sorte 🙂

J’attends avec plaisir les nouveaux contributeurs qui permettront la découverte de leurs disciplines, de leurs dernières lectures spécialisées, du dernier film d’actions qu’ils ont vu ou de leurs dernière découverte technico-pédagoqique.

Je reçois de temps en temps des ouvrages de la part de maisons d’édition qui demandent de parler de leur livre et je manque de temps pour tous les lire personnellement.

Tout seul je peux aller vite, mais ensemble, nous irons plus loin !

Encore merci pour ce coup de projecteur à Lionel et Imagin’Arts.

LF : Avec grand plaisir et je te souhaite beaucoup de réussite dans tes projets en cours et à venir. 

Je vous invite à inscrire votre club dans la carte participative puis de proposer le prochain stage de votre club avec le Mégaphone de Masterfight.

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Lionel Froidure

Lionel Froidure

Fondateur de Imagin' Arts - CN 6ème Dan Karaté - CN 6ème dan Arnis Kali - Professeur diplômé d’état DEJEPS - Instructeur Arnis Kali 3ème degré WADR - Enseignant au Blagnac Arts Martiaux - Ma citation : "Pour être un pratiquant il faut pratiquer. Alors pratiquons. » - J’adore partager mes connaissances pour vous permettre de progresser que ce soit au dojo, en stage et bien sur dans le Club Vidéo.

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