Forme et non forme ?

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Souvent les pratiquants de karaté ou tout autres art martial confondent « être sans forme » et « ne pas être esclave de la forme », ce qui est tout à fait différent.

La forme est là pour forger un corps le TAI.

Avec le corps vous pourrez comprendre et appliquer la technique : GI.

Et seulement après l’esprit recouvrera le tout : le SHIN.

Ainsi, vous pourrez vous soustraire de la forme après avoir passé ces étapes tout en gardant les principes : Shin Gi Tai.

A méditer.

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Lionel Froidure

Lionel Froidure

Fondateur de Imagin' Arts - CN 6ème Dan Karaté - CN 5ème dan Arnis Kali - Professeur diplômé d’état DEJEPS - Instructeur Arnis Kali 3ème degré WADR - Enseignant au Blagnac Arts Martiaux - Ma citation : "Pour être un pratiquant il faut pratiquer. Alors pratiquons. » - J’adore partager mes connaissances pour vous permettre de progresser que ce soit au dojo, en stage et bien sur dans mon club vidéo privé.

2 Commentaires

  1. Les formes, quelque soient leurs appellations, sont à mon avis des outils pédagogiques. Leur apparition dans les arts martiaux est relativement récente (milieu du 20e siècle pour la plupart), et ont permis de diffuser des apprentissages.
    Formes de corps, recueils techniques et, même au-delà, illustrations de principes martiaux ou philosophiques, il me semble qu’il existe plusieurs niveaux de lecture possibles selon la maturité du pratiquant.
    Ceci dit, comme tout outil, le résultat du travail accompli grâce à lui dépend de l’utilisateur et du maître qui le guide.
    Je dirais qu’il s’agit de livres vivants, qui permettent de transmettre des connaissances tant physiques, que techniques et intellectuelles.
    Mais lire un livre n’a jamais fait d’un lecteur un écrivain, un poète ou un orateur. Pour citer un frère d’arme « Pour être un pratiquant, il faut pratiquer… »
    La liberté, elle, est plus complexe à enseigner: intuitive pour les néophytes et accomplissement pour les gradés, elle semble parfois inaccessible aux pratiquants intermédiaires, surtout si leur enseignement est académique… à moins d’avoir une âme de guerrier!

  2. Je n’avais pas lu ce billet à l’époque. Dommage. Comme l’a dit JD, la distinction entre la forme et le fond, ou entre la matière et la forme, ou encore entre la forme et la réalité, est une nécessité intelligible dans un but pédagogique, surtout dans les arts-martiaux d’origine asiatique…En tant qu’enseignant, il est normal que cette distinction se fasse car sans cela rien de transmissible dans une courte durée sans casse et blessure ou incompréhension de celui qui reçoit l’enseignement. A moins d’être dans une relation magistrale : relation traditionnelle d’apprentissage de Maitre à disciple où la forme c’est déjà l’intervention de l’esprit sur la matière ou le corps…Dans la tradition, l’esprit ne vient pas après dans la pratique car lors de l’apprentissage de technique il est en action sur le corps…Principe hylémorphique : se former c’est donner forme à de la matière…Sans forme, sans un esprit au travail, un caillou, reste un caillou… Mais dans la vie de tous les jours, même s’il est en éveil (zanchin), l’Esprit doit être en suspens dans l’action car c’est de la latence…Le temps est l’allié de la formation et de la conversion d’un pratiquant d’un art-martial. Le souci de la forme appartient donc au « Shu » . Sa remise en question appartient au « Ha » : elle est non l’obje(c)t(if) mais le sujet du pratiquant qui tend vers une trans-formation. Elle devient un non sujet pour un pratiquant d’un art-martial qui veut rester dans l’action, c’est-à-dire pour un guerrier ou un combattant dont le temps même court devient un ennemi. Le sage ou l’enseignant vit pour un temps long, c’est pour cela qu’il se souci de la forme en même temps que du fond. Le guerrier vit pour un temps court, c’est pour cela que la forme finit toujours par devenir un bagage encombrant dont il est bon de se débarrasser. Rester fidèle à la forme est à mon sens un signe de respect que je dirai douteux pour un pratiquant d’un art martial. Mais cela n’engage que moi.

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