Interview – Jean-François Tisseyre et Didier Lupo

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Je vous propose une VideoNews interview avec les experts Karaté Jean-François Tisseyre et Didier Lupo.

Interview de Jean-François Tisseyre et de Didier Lupo

Discussion autour du DVD Karaté Bunkai et les sensei vous donnent quelques conseils pour améliorer votre pratique.

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Tisseyre & Lupo en DVD Karaté Bunkai

Transcription de la vidéo :

Lionel Froidure : Bonjour et bienvenue dans la VideoNews Imagin Arts Tv, je suis Lionel Froidure pour En Terre Martiale et Imagin’ Arts. Aujourd’hui j’ai 2 invités super spéciaux, Jean-François Tisseyre et Didier Lupo, on vient juste de terminer un tournage du DVD sur les Bunkai mais je vais pas vous en parler plus étant donné qu’ils sont ici avec moi. Je leur laisse la parole. Jean-François Tisseyre, peux tu me raconter un petit peu le projet de ce dvd Karaté Bunkai ?

Jean-François Tisseyre : C’est un projet commun, que tu nous a permis évidemment de mettre de façon concrête, en vie, en images. C’est un projet pour lequel nous sommes très sensible puisque la base de départ est évidemment le kata. Le kata en tant que source d’inspiration, car dans sa forme d’exécution chacun l’exécute un petit peu de sa façon, avec ses propres sensations. Mais il est aussi une source d’inspiration dans la pratique, des ouvertures qu’il peut nous amener à travers tous les exercices conventionnels (ippon kumite, sambon…) et c’est aussi une évolution vers la self-défense. C’est une lecture des applications bunkai beaucoup plus spontanée, beaucoup plus adaptés au combat proche. Donc nous sommes très sensibles à cela. On part toujours du kata comme point de démarrage de notre enseignement, c’est notre structure de travail. Je crois que c’est une réelle richesse qui fait partie des arts martiaux traditionnels et qu’il faut mettre en évidence et d’essayer de perpétuer tout en le faisant aimer aux pratiquants.

Lionel Froidure : Merci. Vous faites très régulièrement des stages ensemble, je pense que cette idée de DVD est venue de là ?

Didier Lupo : Tout à fait. On a une grande complicité tous les 2. Tout le long de l’année on partage ensemble de nombreux stages. On est complémentaires dans notre vision du karaté. On regarde tous les deux dans le même sens, on creuse un peu le même sillon. Le Bunkai comme vient de la dire Jean-François, donne du sens à la pratique du kata. Un kata c’est une forme, un peu comme un verre. Ce qui nous intéresse dans une forme comme ce verre ou récipient c’est le vide qu’il y a à l’intérieur. Le bunkai nous aide à remplir ce vide. Après chacun le remplit comme il veut, de façon défense, de façon traditionnel, etc. Le fait de travailler avec un Uke permet de prêter attention aux appuis, au différentes connections, au rythme, et tout ça va donner du sens à la pratique du kata. Et j’espère le faire aimer, car le kata est un réel système de défense à lui tout seul.

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Lionel Froidure : Es-ce que tu aurais un conseil à donner à tous les pratiquants ?

Didier Lupo : Mon conseil il est simple : pratiquez les katas tous seul. Faites du bunkai pour nourrir ce kata, lui donner du sens comme je disais précédemment. Il en sera bonifié. Passez sans cesse du travail du kata au travail avec partenaire. Ce va et vient va bonifier ces 2 vecteurs. On va progresser grâce à la pratique du bunkai et quand on va se retrouver tout seul on est meilleur dans l’exécution du kata, et en étant meilleur dans l’exécution du kata on est meilleur dans le rythme avec notre partenaire. Sans cesse se va et vient entre l’un et l’autre. C’est mon conseil.

Lionel Froidure : Et toi Jean-François, aurais-tu un conseil pour les enseignants pratiquants ?

Jean-François Tisseyre : Il est important de prendre conscience que l’enseignant est un modèle aussi pour ces élèves. Etre un modèle c’est une responsabilité, ça veut dire s’entraîner régulièrement en se ressourçant, ce veut dire de pratiquer avec les vertus de la pratique, de développer ces grands points essentiels que sont l’humilité, l’assiduité, le travail, la transmission. Car enseigner c’est transmettre de façon complète et pas seulement transmettre telle ou telle partie mais d’essayer d’intégrer la pratique dans sa globalité, d’inculquer à ses élèves que la « mesure » se fait sur une vie de pratique. La possibilité de progression se fait sur une vie et pas à court terme. Cela ouvre un horizon infini pour le pratiquant que se soit dans l’enthousiasme, dans l’énergie avec tout les choses que cela apporte autour. C’est à dire les rencontres, les relations avec les autres et puis tout les changements. En tant que pratiquant je peux le dire, je le ressens, on change en permanence, on change physiquement, la technique change, on change d’état d’esprit, on change donc extérieurement mais aussi intérieurement. La pratique doit être basée sur le perfectionnement , d’abord physique / technique et ensuite le perfectionnement dans la relation avec autrui. Le rôle d’enseignant, pour moi c’est tout ça, même si dans un premier temps cela peut se limiter qu’à un enseignement gestuel, technique. Je crois qu’il y a une grosse partie invisible dans les arts martiaux, je dis bien dans le monde des arts martiaux, qu’il faut révéler. Le professeur de Karaté, l’enseignant d’art martial quel qu’il soit, car on est une grande famille, c’est d’arriver à transmettre toutes ses valeurs et en faisant en sorte que que cela continue après lui. Si il a laisser une trace, ceux qui l’on reçu en laisserons une. C’est important la continuité.

Lionel Froidure : Merci beaucoup. N’oubliez pas ces deux précieux conseils. N’hésitez pas à les rejoindre sur les tatamis en stages. A très bientôt. Merci Didier, merci Jean-François et à très bientôt. Merci.

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Salut les budokas

lionel froidure karate

Je suis Lionel Froidure, budoka, karatéka, arnisador, réalisateur de nombreux DVD d’arts martiaux, présentateur des documentaires En Terre Martiale et j’adore partager mes découvertes pour vous aider à progresser. Au-delà de la transmission, mon but est d’inspirer les pratiquants à s’entraîner et de vivre leurs rêves comme moi.

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