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Anecdote En Terre Martiale : problème de douane en Chine

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Lionel Froidure à Batangas Philippines

A travers cette vidéo, voici une de mes nombreuses anecdotes, histoires, que j’ai vécu lors des tournages de mes documentaires En Terre Martiale.

Pour ce premier vlog, je te propose de découvrir cette histoire incroyable que j’ai intensément vécu à l’aéroport de Shanghai. J’avais dans mon sac de voyage, plus de 10 Kg d’armes tranchantes et les douanes n’ont pas du tout apprécié de découvrir ce trésor que j’avais ramené des Philippines. Je pensais que j’allais finir dans un cachot chinois 🙁

Problème de douane en Chine

As-tu aimé ? Veux-tu découvrir d’autres histoires ? Laisse moi un commentaire ci-dessous.

A bientôt

Problème de douane en Chine

En 2009, il m’est arrivé un truc absolument extraordinaire lors d’un de mes voyages « En Terre Martiale« .

Je partais en tournage aux Philippines, mais avant je me suis arrêté à Shanghai pour aller voir un ami, j’y ai passé une petite semaine de vacances avant de partir en tournage.

Une fois aux Philippines, j’ai fait mon tournage et comme d’habitude, je suis passé chez le forgeron pour récupérer des armes, forcément faites main : des couteaux Balisong, des Bolos, c’est-à-dire des grands coupe-coupe, etc. Le forgeron met des heures et même des jours à faire ces armes. Donc je récupère des kilos d’armes que je mets dans mon sac et comme d’habitude, je les mets dans mon sac de voyage, je les enregistre à l’aéroport et de là, hop, je rentre à la maison … Mais ce à quoi je n’avais pas pensé, c’est que mon vol international repassait par la Chine et forcément, quand on arrive à l’aéroport, vu que j’y passais une nuit, pour sortir de l’aéroport ils scannent vos bagages.

Donc là, j’arrive, je vois le scan et je me dis : « ah là, là, je vais me faire attraper, j’ai plein d’armes dans mon sac et vu la politique de la Chine, jamais ça ne va passer, je ne sais pas comment je vais faire » … Je prends mon sac, je le mets dedans, j’attends, les scans s’arrêtent et là je vois les officiers regarder l’écran, se retourner comme ça et me regarder, regarder l’écran, revenir sur moi, puis il y en a qui vient vers moi et me dit, en anglais bien sûr : « est-ce que c’est votre sac ? », je dis : « oui, c’est bien mon sac » … « Donc suivez-moi s’il vous plaît, on va l’ouvrir pour inspection ». Forcément, je savais ce qu’il y avait dedans ! Donc là, il ouvre le sac, il commence à sortir mes affaires et tout au fond, à la base du sac, il y avait toute mes armes … Forcément, j’avais 12 kilos d’armes, 12 kilos ! Donc imaginez des coupe-coupe, des Balisong des épées Ginenching (?), etc., tout ça dans mon sac … Et là, il commence à sortir une par une toutes les armes, il regardait l’arme comme ça, il la reposait, il reprenait un gros Bolo comme ça, les machettes, il prenait la lame, il la sortait, il me regardait, il la remettait … Il sort tout et là il me dit : « Mais qu’est-ce que vous faites avec ça ? Vous n’avez pas le droit d’entrer dans le pays avec ça, c’est interdit ». Et là, je commence à galérer et je fais : « Je reviens des Philippines, je repars demain matin pour la France, ce sont des armes de pratique, parce que je pratique les arts martiaux philippins, ce sont des cadeaux » -chose qui n’était pas vraie mais bon !- « ce sont des cadeaux que les maîtres m’ont offerts parce que je suis en train de filmer des vidéos sur les arts martiaux » … « Ah mais en plus vous filmez ? » … « Oui, mais c’est pour le plaisir de partager avec les gens ma passion des arts martiaux » … « Ah, ah … Mais de toute façon, vous ne pouvez pas rentrer en Chine avec des armes » … « Oui, mais je ne repars que demain matin, donc je ne sais pas comment on peut faire » … « Non, vous ne pouvez pas rentrer dans le pays » … Et là, je vois le plan de devoir repartir aux Philippines, voire de rester bloqué à l’aéroport, en douane, jusqu’au lendemain parce que je passais donc 24 heures à Shanghai.

Donc je me dis : « mais comment je vais faire ? » … Et puis, il continue, et il me dit : « Non, mais vous ne pouvez pas, c’est interdit, c’est dangereux, c’est contre la politique de la Chine, vous ne pouvez absolument pas » … « Ok, mais comment on peut faire ? » … Mais l’histoire a duré trois quarts d’heure ! Trois quarts d’heure à échanger avec les gens, après il y en avait d’autres qui arrivaient pour savoir ce que je voulais faire, ce que j’allais faire avec ces armes, que c’était interdit … Vraiment, ça a été atroce !

Et là, je me dis : Mais comment je vais faire ? Il me dit : « Non, vous ne pouvez pas. Si vous voulez, vous pouvez sortir là, maintenant, mais on garde les armes » … « Ah non ! Vous ne pouvez pas garder les armes, ce sont les miennes, ce sont des cadeaux, je veux garder mes armes » … « Non ! Vous ne pouvez pas rentrer dans le pays avec ces armes, c’est interdit, vous ne pouvez pas ! Donc vous pouvez rentrer dans le pays, mais on garde les armes » … « Non, vous ne gardez pas les armes, absolument pas ! Moi, je veux mes armes et je veux repartir avec. Je repars demain en France, donc il faut trouver un moyen ».

Et ça continue de discuter, ça continue, ils appellent les responsables, etc. … C’était l’enfer ! Et là, une personne vient me voir et me dit : « OK, on a peut-être une solution. Vous repartez demain ?« … « Oui, je repars demain matin« , on était arrivé à l’aéroport à 10 heures environ et je repartais le lendemain matin, donc je ne passais même pas 24 heures en Chine. Et elle me dit : « Bon, OK, alors ce que l’on peut faire, c’est garder votre sac, le sac entier, on vous le garde en douane, vous le récupérez demain à l’aéroport, au terminal, pour l’enregistrer et vous partez en France » … « Génial, super ! Donc c’est bon, c’est réglé ?« … « Ah non, attendez ! Là maintenant, il va falloir signer des papiers comme quoi on garde le sac » … « Bon, OK« . Donc ils repartent, j’attends, au bout d’une demi-heure je commence à me demander ce qui se passe … Il n’y a toujours personne, je suis dans un coin, le terminal est vide, je suis tout seul, entouré de trois gardes qui ont l’air toujours très sympathiques, comme des portes de prison ! Donc je commence vraiment à me faire du souci et là, enfin, je revois la nana qui arrive et qui me dit : « Bon c’est OK, il suffit juste de signer ce papier » … Là, je prends ce papier, je le regarde et là, surprise : tout en chinois ! Pas de traduction, rien, zéro, nada … Tout en chinois, que des caractères impossibles à lire ! À ce moment-là, je ne sais pas ce qui m’a pris, je lui ai dit : « Mais je suis en train de signer quoi là ? Parce que je n’ai pas envie de signer comme quoi je suis un terroriste, etc. » … « Non, ne vous inquiétez pas, c’est juste un papier comme quoi on garde votre sac, que vous récupérerez demain« . Donc là, je regarde le papier et franchement, je ne sais pas quoi faire !

J’ai deux options : soit je ne signe pas et il garde mes armes, chose que je ne veux absolument pas, soit je signe un papier qui me met en tort, qui me fait risquer la prison, etc., et je n’ai pas envie d’aller en prison et surtout pas en Chine en plus !

Il y a une expression philippine « Bahalana » qui veut dire « Qui vivra verra » … Et là, je me suis dit : Bon, tant pis, je signe et je verrai bien ce qui m’arrive ! Donc je prends le papier, je signe, je lui tends, elle me regarde et elle me dit : « C’est bon, vous pouvez y aller » … Et là, j’étais soulagé à un point, vous ne pouvez pas savoir !

Mais l’histoire ne s’arrête pas là … Le lendemain matin, sachant que je devais récupérer mon sac à l’aéroport avant de pouvoir m’enregistrer, etc., je suis arrivé 2 heures et demie avant mon vol. Normalement, pour un vol international, on arrive 1 heure et demie, 2 heures avant, mais là j’avais prévu de la marge. Donc j’arrive à l’aéroport, je vais au service des douanes et en plus, ce n’était pas le même terminal et pas le même aéroport, donc mon bagage avait fait le transit … Normalement !

Donc j’arrive au comptoir, je présente le papier à la dame et là, elle me regarde et elle me dit : « Ah, c’est vous l’homme au sac ? » … « Oui, c’est moi » … Donc là je me dis, d’accord, ça a fait le tour de Shanghai ! Le petit blanc français, qui est arrivé avec 14 kilos d’armes et qui veut repartir en France avec ses armes …

Elle me dit : « OK, très bien, signez ce papier » … Ouf ! C’était en chinois et en anglais, donc je signe le papier et là je la vois partir … Et puis je reste tout seul à mon comptoir -elle était toute seule-, donc j’attends, j’attends, j’attends et le temps passe : un quart d’heure, 20 minutes, une demi-heure … Et là, je me dis : « Mais qu’est-ce qui se passe ?« … Au bout de trois quarts d’heure, je la vois revenir et mon sac, à l’époque, ce n’était pas un sac à roulettes, donc c’était un énorme gros sac qui faisait 32 kilos … Cette femme, c’était un petit bout de femme, elle devait faire 60 kilos à tout casser, donc elle était en train de porter à deux mains, comme ça, un sac … Mais imaginez le tableau : une femme en train de porter un sac de 32 kilos alors qu’elle n’en fait que 60 ! Elle était comme ça … (Bruits d’effort !) Là, elle le pose et on entend « bling, bling, bling » … Le bruit des armes !

Donc là elle me dit : « Bon, ben c’est bon » … OK, super, donc je prends le sac et là elle me dit : « Non, non, non, vous ne touchez pas au sac !« … OK, je ne touche pas au sac, d’accord. Elle me dit : « Je vais aller vous enregistrer », donc on part, forcément j’étais juste à une heure de partir, je n’étais toujours pas enregistré, ni rien et bien sûr ça repasse par les rayons … Au niveau des rayons, ils revoient les armes, donc là rebelote ! Le temps que la nénette explique que j’avais déjà été contrôlé, que les armes étaient restées, qu’elles doivent partir et que je dois partir aussi… Bref ! Elle m’expliquait en même temps parce qu’elle était en train de parler en chinois, je ne comprenais rien et je me disais : « Mais jamais je ne vais partir de ce pays de fous ! »  … Mais enfin, j’arrive à m’enregistrer, j’étais le dernier, ils avaient fini d’enregistrer, j’étais le dernier ! Elle prend le sac, je le vois partir, j’avais mon sac à dos bien chargé avec tout mon équipement : les caméras, etc. et c’est que ça continue : elle m’a amené à travers la sécurité pour que je passe aux rayons X, etc., elle m’a amené à la porte d’embarquement, elle m’a même accompagné jusqu’à ce que je rentre dans l’avion et la porte s’est fermée derrière moi … Je me suis posé, là ils ont fait les annonces et l’avion a commencé à bouger. Une fois dans l’avion, j’étais sou-la-gé … Une expérience absolument mémorable ! Sur le moment, je crois que ça a été les heures les plus longues de toute ma vie, mais je ne pensais jamais que j’allais partir de ce pays et en plus avec mes armes !

Quand je suis arrivé en France, je suis arrivé à Toulouse, j’ai pris mon sac, il n’y avait personne à la douane … Voilà, tranquille ! Je suis arrivé à la maison, j’ai pu défaire mes armes et m’entraîner avec.

Et toi, quelle a été ton expérience la plus inoubliable avec les douanes ?…

Allez, à très bientôt, ciao !

Et n’oubliez pas : pour être un pratiquant, il faut pratiquer, alors pratiquons !

Lionel Froidure

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Lionel Froidure

Lionel Froidure

Fondateur de Imagin' Arts - CN 6ème Dan Karaté - CN 5ème dan Arnis Kali - Professeur diplômé d’état DEJEPS - Instructeur Arnis Kali 3ème degré WADR - Enseignant au Blagnac Arts Martiaux - Ma citation : "Pour être un pratiquant il faut pratiquer. Alors pratiquons. » - J’adore partager mes connaissances pour vous permettre de progresser que ce soit au dojo, en stage et bien sur dans mon club vidéo privé.

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