Cet été, j’ai reçu une nouvelle qui m’a profondément touché : ma nomination au 7e degré en Arnis Doblete Rapilon, au sein de la WADR.
Bien sûr, je ressens une grande fierté. Mais le premier mot qui me vient est surtout celui de gratitude. Sur le papier, un 7e degré pourrait ressembler à un sommet. Pourtant, ce n’est pas ainsi que je le ressens.
Parce qu’un grade comme celui-ci ne résume pas simplement un niveau technique. Il représente un chemin parcouru, des années de pratique, de recherche, de remise en question, d’enseignement… mais aussi toutes les rencontres qui ont façonné cette aventure.
Et cette nomination a une saveur particulière, car je la partage avec trois de mes frères d’armes : Grégoire Grès, Jean-David Zitoun et François Guerrieri.
Nous avons chacun notre parcours, notre manière de pratiquer et de transmettre. Mais nous sommes réunis par une histoire commune, par les entraînements, les stages, les échanges et toutes ces heures passées à chercher, parfois à douter, puis à progresser ensemble.
Recevoir cette reconnaissance à leurs côtés lui donne encore plus de sens. Dans les arts martiaux, le chemin paraît parfois très personnel. Pourtant, on n’avance jamais vraiment seul.
Je reçois donc ce 7e degré avec beaucoup de gratitude et d’humilité. Je ne le considère pas comme un aboutissement. Je le vois plutôt comme une responsabilité supplémentaire.
La responsabilité de continuer à pratiquer, parce qu’un grade ne remplace jamais le travail sur le tatami. La responsabilité de continuer à apprendre, parce que plus on avance, plus on mesure tout ce qu’il reste encore à comprendre. Et bien sûr, la responsabilité de transmettre avec sérieux, honnêteté et toujours avec passion.
Un grade plus élevé ne signifie pas que le chemin devient plus simple. Au contraire, il devient peut-être encore plus passionnant, mais aussi plus exigeant. Il nous oblige à rester cohérents entre ce que nous pratiquons, ce que nous enseignons et les valeurs que nous souhaitons faire vivre.
Je tiens évidemment à remercier mon maître d’armes et ami, Dani Faynot.
Merci à lui pour son exigence, sa confiance et sa bienveillance depuis tant d’années. Trois qualités qui, pour moi, sont indissociables d’une véritable transmission. Son exigence nous pousse à ne pas nous satisfaire de ce que nous savons déjà. Sa bienveillance nous permet d’avancer, de nous tromper et de chercher. Et sa confiance nous donne, aujourd’hui, la responsabilité de poursuivre et de faire vivre à notre tour ce qui nous a été transmis.
Je remercie également toutes celles et tous ceux qui m’accompagnent depuis toutes ces années : mes partenaires d’entraînement, mes élèves, mes amis, celles et ceux que je retrouve régulièrement lors des stages, ainsi que toutes les personnes avec lesquelles j’ai eu la chance d’échanger et de pratiquer.
Chacun, à sa manière, a participé à mon évolution.
Ce 7e degré marque une étape importante. Oui, il compte. Mais il ne change pas l’essentiel : dès le prochain entraînement, je reprendrai mes armes comme d’habitude, pour pratiquer, chercher et étudier. Et c’est très bien ainsi.
Alors, merci à toutes et à tous.
Et on se retrouvera très prochainement sur les tatamis, à Blagnac ou lors de l’un de mes prochains stages.







