PROMO HIVER sur mon club vidéo – Plus de 45h de vidéos de karaté avec des centaines d’exercices sur ton smartphone, tablette et ordinateur.

Mon voyage martial au Vietnam

Partager sur facebook
Facebook
Partager sur twitter
Twitter
Partager sur pinterest
Pinterest
Partager sur email
Email

Départ pour le pays du dragon, le Vietnam, à la rencontres des maîtres des AMV, les arts martiaux vietnamiens.

Mon voyage martial au Vietnam

Dimanche 10/02/2008 – 10h30. 30°C. Ho Chi Minh, ou Saigon pour les intimes.

D’ailleurs le centre ville, le district 1, se nomme SAIGON. Direction l’hôtel dans le troisième district. 15 minutes à bord d’une moto. Très peu onéreux, assez rapide mais aussi assez dangereux vu le nombre de motos au mètre carré. Une vraie fourmilière. N’oubliez pas de mettre votre casque sinon c’est 100 dollars d’amende. La douche est la bienvenue surtout après ces 24 heures de trajet, en comptant les escales.

A 13h00, le téléphone me réveille. C’est Van, l’interprète du groupe qui vient voir si je veux faire un petit tour de reconnaissance. Je saute sur l’occasion et nous voilà partis pour visiter un peu le centre ville.Le taxi nous déposa sur Nam Ky Khoi Nghia, devant le palais de la réunification. Construit en 1966 comme résidence sud du Président vietnamien. Un peu d’histoire cela fait jamais de mal.

On continua notre route pour nous arrêter sur la place de Paris. On retrouve de façon très présente les vestiges de la colonisation française. Sur cette place se dresse la fameuse cathédrale Notre-Dame. D’une hauteur de 56 mètres, elle domina le ciel de Saigon pendant des décennies. Véritable pièce de culte depuis 1880. Mais c’est en 1962 que le Vatican a élevé Notre-Dame au statut de basilique.La place Lam Son. C’est sur cette place que les français sirotaient leur citron pressé et leur absinthe. De cette place, on peut voir ses grands hôtels mais surtout l’Opéra colonial. En parfait état. Une pièce d’architecture magnifique. Et juste en face on retrouve la poste centrale. Un portrait de Ho Chi Minh orne ce bel intérieur aux allures coloniales. Sur tout le parcours, on retrouva souvent cette fleur représentant la nouvelle année : MAI. Une fleur aussi jaune que le jaune présent sur le drapeau vietnamien. Ce qui est marrant c’est qu’au nord c’est une fleur de pêche, d’une couleur rose, qui est ce symbole de nouvelle année. Bien sûr, avec des petits rats partout, car c’est l’année du rat dans le calendrier chinois.Nous enchaînons sur la rue qui a influencé le surnom de Ho Chi Minh à l’époque coloniale : Le Paris de l’extrême Orient. C’est aussi dans cette rue que les GI faisaient la noce avec les filles de bar. Elle s’appelait rue Catinat, baptisée par des français. Elle fut rebaptisée Tu Do (liberté) puis Dong Khoi (soulèvement général) à l’indépendance. On peut y trouver les boutiques les plus chics de la ville pour les touristes en mal de boutiques de luxe.Van m’amena faire un petit tour sur la rue Nguyen Hué. Un festival floral s’y déroulait à l’occasion du Têt. Et oui dimanche c’était le 5ème jour de la nouvelle année du rat. Un véritable festival pour les yeux et les narines. En un mot : Superbe. Chuc Mung Nam Moi ! (bonne année)

Et à la fin de notre petit tour de 2 heures, nous nous arrêtons boire un thé glacé devant le mythique hôtel Majestic avec sa façade originelle de 1925.
Allez, retour à l’hôtel pour une petite sieste avant de repartir voir un spectacle de licorne et de dragon. Un spectacle parmi tant d’autre lors des festivités organisées lors du têt.

Lundi 11/02/2008

Retour à l’aéroport avec Van pour accueillir mon vieil ami David Basset, professeur et président Tinh Vo Dao France.
L’après-midi, on a rendez-vous avec Maître Hué, fondatrice du Tinh Vo Dao. Véritable légende à elle toute seule. Elle combattait contre des hommes lors d’affrontement de clan. On fût rejoint par un autre excellent professeur français, ayant vécu plus de 7 ans auprès de Maître Hué, en temps que qu’élève puis disciple et enfin bras droit : Vivian Lasjunies. Vivian est également le représentant du Tinh Vo Dao France directement nommé par la maître. Le planning se met en place et il est temps d’allez se restaurer avec de bonnes crêpes vietnamiennes. Miam miam.

Mardi 12/02/2008 – 10h00.

L’entraînement commence. Vivian commença à me montrer le travail à l’homme de bois sous la forme de « l’arbre du tigre ». Une forme de corps très intéressante. Un travail de corps à corps pousser à son paroxysme. Pour moi, karatéka shotokan, c’est un nouvel univers qui s’ouvre devant moi. Heureusement que David m’avait préparé à la forme des 108 mouvements durant le mois précédant le voyage.
L’après-midi, je me joignis à Julia et David pour essayer d’apprendre un Quyen (kata vietnamien) de l’hallebarde. Un véritable privilège car ce quyen n’est enseigné en général qu’au disciple du maître et non à un stagiaire de passage, en plus un karatéka. Que d’honneur. Com On ! (merci). Je suis arrivé tant bien que mal à suivre. Merci à Hann, notre instructrice qui a était très patiente. Je me rends compte que l’important est le travail et peut importe son origine martiale.
Ce soir, je dors dans le centre du dojo. Lieu de résidence du maître. 3ème nuit, 3ème lit. Cette fois-ci je me pose un peu pour quelques jours avant de partir en balade vers la mer et le monastère.

Mercredi 13/02/2008

La journée a commencé à 9h00 par un petit déjeuner avec un bon jus de coco bien frais. J’enchaîne avec le travail au mannequin de bois pendant 2 heures. Cet après-midi, je vais travailler avec Maître Lim mais avant tout je continue l’apprentissage du quyen de l’hallebarde pendant 2 heures. Maître Lim enchaîna ensuite son entraînement, avec un petit échauffement physique. Même si j’étais bien chaud après 2 heures d’hallebarde, c’était agréable de voir de nouveaux exercices de renforcement musculaire. Ensuite on rentra dans le vif du sujet, une forme de main collante, travail très présent dans les styles sino-vietnamiens. Au Japon, en Goju Ryu, cela s’appelle Mushimi. C’est impressionnant comme tous les arts martiaux sont proches. Ils n’ont pas la même approche du travail mais le fond reste le même.

Les entrainements sont terminés, je vais pouvoir me relaxer et soigner mes bras gonflés par les impacts sur l’homme de bois. Et pour panser ses hématomes rien de mieux qu’une lotion locale que Van à concocter. Van n’est pas juste guide mais elle est aussi médecin et grande pratiquante de Qi Gong. Pour tout vous dire, cette lotion marche super bien. Affaire à suivre. Sinon très prochainement, je vais avoir le privilège de filmer les plus grands maîtres d’Ho Chi Minh et leurs disciples dans l’enceinte même du centre de Maître Hué.

Regardez le documentaire : Les Dragons de Saigon

Jeudi 14/02/2008

Comme les autres jours, le cours commença à 10H00 pour se terminer à 12H00. Direction l’échoppe du coin pour se restaurer. Une bonne soupe au bœuf : Pho Bo. L’après-midi on a terminé le quyen de l’hallebarde. Plus les jours passent et plus je trouve de plaisir à manier cette arme mais encore plus à travailler au mannequin. Peut-être qu’avant mon départ j’aurai l’occasion de tester ce quyen avec une véritable hallebarde et non une d’entraînement, toute en inox et pesant 1/10e de son poids réel.

Vendredi 15/02/2008

Aujourd’hui j’ai eu connaissance par Maître Ho Hao Hué du programme commun aux arts martiaux vietnamiens. Depuis toujours on me disait que chaque école avaient leur programme mais pas de programme fédéral. Et bien si : un programme complet de 10 quyen de Vo Co Thruen. Les guerres entre écoles sont de plus en plus rare mais il reste un programme commun d’enseignement.
Ce soir nous allons voir avec Maître Lim pour nous faire faire des tee-shirt. Du bon travail à un coût très raisonnable.

Samedi 16/02/2008

Le lendemain matin, je ne mis pas la Vo Phuc car il devait y avoir un maître qui devait passer. En fait, celui-ci est passé pour voir son ami maître Hué et ses jeunes et talentueux disciples qui ont réalisé une démonstration de quyen.

On part à l’extérieur de Saigon pour décompresser et se décrasser un peu les poumons. Direction la mer.
Nous atterrissons dans un ressort pour vietnamien. Nous sommes les seuls sur place. Que c’est agréable de pouvoir se baigner dans une mer à vagues et de ressentir la puissance de la nature.
Le soir vient assez rapidement et une bonne nuit de sommeil va faire du bien.

6h00. Rien de tel qu’une méditation face au soleil levant, suivi par l’enchaînement des 5 éléments de Qi Gong. Vivian, quant à lui, travaille ses Noi Kong (travail respiratoire et musculaire pour renforcer son corps).

David et Lise doivent rentrer pour accueillir les nouveaux arrivants qui vont nous accompagner pendant le reste du séjour. Quant à Vivian, Julia et moi-même, on se fait déposer dans un monastère bouddhiste pour se recueillir dans un endroit charger positivement.

Vivian avez l’habitude de venir régulièrement dans ce monastère pour suivre l’enseignement de ce maître, malheureusement celui-ci est décédé en 2007. Au milieu de cet endroit propice à la méditation, y coulait une rivière qui est maintenant asséchée. La communauté vivant dans ces lieux pense que c’est le maître du monastère qui faisait pleuvoir, et que depuis qu’il est parti, la rivière s’est asséchée.
Pour Julia et moi-même vient l’heure de prendre notre premier repas bouddhiste, végétarien en un mot. Quelle agréable surprise de voir que l’on peu manger très bien sans la moindre viande. Il y a même des champions qui ont le goût du poulet, bœuf. Un vrai régal. Je vous le conseille.
Avant de dormir, le générateur se met en route pour 2/3 heures, ce qui leur permet de pouvoir faire leur cérémonie dans un temple illuminé. Nous en profitons pour nous retirer dans notre petite maison et mettre en place notre dortoir.

Ici, les couchettes sont simples. Une paillasse de quelques millimètres posés sur un sol carrelé, un drap et une moustiquaire. Julia n’est pas très rassurée après avoir découvert que la salle de bain était pleine de vie : grenouille, grosse araignée et une étrange bestiole dont on ne connaît pas le nom.

Pour faire oublier ces horribles bestioles, Vivian sort sa guitare et pousse la chansonnette. Julia n’hésite pas une seconde pour sortir la sienne. Pour ma part, je me contente d’écouter et d’apprécier la musique.

Le jour se lève et il est temps de faire un retour sur soi, une méditation qui s’est avérée très bénéfique. Sauf pour Julia qui s’est assise sur une plante urticante et les fourmis rouges se sont occupés de Vivian. A croire qu’ils ne savent pas que dans un monastère bouddhiste, la consommation de viande est bannie.

Rien de tel qu’une méditation dans un lieu charger d’ondes positives. On se sent comme neuf. Resplendissant de bien être. Je profite de ce bien être pour me recueillir et avoir des pensées pour mon ami disparu il n’y a pas si longtemps. Quant à Vivian, il va se recueillir sur la tombe de son maître bouddhiste et ancien maître de ces lieux.

Notre dernier repas au monastère arrive ainsi que le fait de devoir revenir sur Saigon, sa fourmilière humaine, et sa pollution. Arrivés chez Maître Hué, on se joint à David pour 1h30 d’entraînement, une révision est vraiment la bienvenue. Ensuite un repas de carnivore s’impose et l’on rejoint le reste du groupe qui est arrivé de France la veille.

6h00. Le soleil se lève à peine dans un parc au centre de Saigon, une étrange musique vient percer mes oreilles : une musique électro. Direction vers cette musique et là c’est Véronique et Davina en version vietnamienne. Une trentaine de vietnamiens de tout âge se bouge sur la musique. Déçu, moi qui pensait voir un peu de Tai Chi Chuan ou de Qi Gong. C’est alors que mon regard se porte de l’autre côté, et là j’aperçois une dame d’un certain âge en train de pratiquer. Ouf, je ne me suis pas levé pour rien. Peu de temps après David et son équipe arrive pour travailler le quyen de l’éventail. David a d’ailleurs eu les félicitations de maître Hué pour cet enchaînement. Petit à petit le parc se met à vivre et les pratiquants d’arts martiaux de divers âges arrivent.

Regardez le documentaire : Les Dragons de Saigon

8h00. Un petit déjeuner sera le bienvenue. Miam miam les Ben Bao salés ou sucrés. Broches blanches fourrées de porc en sauce ou d’une sorte de pâte d’amende verte et chaude. Un régal.

Allez je vais bosser un peu en découvrant le processus de fabrication des laques. Visite donc d’un atelier avec toute les étapes de fabrication. Les laques en nacres ou coquilles d’œuf sont magnifiques, sans oubliez les peintures. Ces artistes sont vraiment très très doués. Un véritable bonheur pour les yeux. Désolé, il n’y a pas de photos car là je filmais. Ensuite, direction le temple de la déesse de Jade. Un petit temple qui regorge de plusieurs salles où l’on peut prier pour la moisson, la fécondité, la prospérité. On trouve une salle pour chacun de ses souhaits. Un conseil : si vous être asthmatique, faites de l’apnée. Les vietnamiens utilisent énormément d’encens qui leurs permettent d’envoyer leurs souhaits aux divinités grâce à la fumée. L’après-midi direction le quartier de Cholon et, lus précisément, la rue spécialisée dans la médecine traditionnelle. On y trouve de tout, et partout du baume du tigre aux épices pour les infusions thérapeutiques ou même des serpents pour des potions « magiques ». La fin de journée va nous permettre de faire quelques petites courses : un peu de Jade, des statues en bois, des échéquiers en pierre, des encensoirs, etc.

Je vais rendre visite à un maître d’armes forgeron avec Julia et Vivian. Il nous fit découvrir son atelier mais aussi les différentes étapes pour la réalisation d’un sabre vietnamien. Forge, soudures, polissages, personnalisation de la lame, sculpture sur bois. Un véritable travail d’orfèvre dans un atelier en ruine. Tellement content de nous voir dans son atelier, qu’il offre à chacun un Long Jian (nunchaku) en bois sculpté. Même sans machine ultra perfectionnée, le travail est superbe. Tellement beau que je craque en lui achetant un sabre qu’il personnalisa avec son nom gravé à côté du dragon. Julia fit de même. Je sens que je vais être trop lourd pour le retour, il va falloir trouver une alternative pour ramener tout ça.

Le 15ème jour après du premier mois lunaire à lieu la possession de Thiem Hau dans la province de Binh Duong. Cette possession est en l’honneur de la déesse qui sauva les marins chinois qui fuyaient leur pays pour venir se réfugier par bateau. Une énorme tempête s’abattit sur ces refugiés. Très peu furent sauvés. Depuis ce jour, les chinois rescapés construisirent des temples en l’honneur de la déesse et créèrent la possession. C’est un véritable festival de couleurs, de musiques. Un véritable défilé de plus de 40 troupes avec des dragons, licornes, génies, et acrobates.

L’après-midi, je parti avec David et son équipe en direction du centre Bétania. Un centre catholique qui accueille pendant la journée les enfants atteints de l’agent orange. Un véritable fléau depuis que les américains ont parsemé cet agent chimique sur les terres vietnamiennes. Résultat : des enfants souffrants de déformation, de trisomie, de tumeurs et bien d’autres encore. Le centre Thieu Lam, le centre de David, organise tout les ans une collecte d’argent pour ce centre à travers l’association : Au cœur de l’humanitaire.

A peine rentré, Vivian, David, Julia et moi-même nous partîmes vers l’orphelinat Long Hao dans le 7ème district d’Ho Chi Minh. Lorsque Vivian vivait au Vietnam, il donnait bénévolement des cours d’arts martiaux aux jeunes orphelins motivés. A son départ, aucun instructeur vietnamien n’a prit sa suite. Car cela n’était pas rémunéré. Vivian et David lancèrent un projet à travers l’association Tinh Vo Dao France de pourvoir, grâce à des dons, à leurs fournir un instructeur et des tenues d’entraînement. Ce qui équivaut à 20 euros par mois. Le but étant que les jeunes qui arriveront à la ceinture rouge (équivalent de noir au japon) et âgés de 18 ans, seront financer pour enseigner à leur tour dans un nouvel orphelinat. Un espoir de vie meilleure à travers les arts martiaux. Lorsque les enfants ont apprit la nouvelle, un grand « YES » couvra le silence de la pièce. Vivian, David et Julia donnèrent leur premier cours aux enfants. Au début, la discipline, l’ordre et le calme n’étaient pas établis, mais l’équipe des enseignants y remédia. Ce cours a été donné à 34 élèves sur les 110 que l’orphelinat compte. Plus de 30 % de volontaires. Un premier succès. Maintenant à nous de faire qu’ils puissent continuer à s’entraîner dignement.

Le lendemain, on emprunta la route mandarine, cette route traverse le Vietnam du nord au sud, de Hanoi au delta du Mékong en passant par Hué.

Avant le repas du midi, on traversa le Mékong pour arriver dans un petit embranchement du delta. Un visuel typique tiré des films tels qu’ « Apocalypse Now » ou « Platoon ».

Petit arrêt pour visiter un atelier de fabrication d’objets réalisés à partir des cocotiers. Malheureusement, nous n’avons pas pu voir les artisans travailler car c’était la pause déjeuner. 11h40. Drôle d’horaires. En compensation, on a eu droit à des chants traditionnels en buvant un bon thé vert.

Après le repas, nous sommes allés visiter une petite usine de fabrication artisanale de bonbons à la noix de coco. Exquis. Un réel régal pour les papilles lorsque qu’il est encore chaud. Froid c’est pas mal aussi.

On reprit le bateau pour arriver sur l’île de la tortue pour avoir droit cette fois ci à une dégustation de fruits frais. (Longanes, œil de dragon, ananas, pomme de lait, banane …). Je sais on mange tout le temps mais c’est aussi les vacances dans ce paysage si dépaysan.
Après 1 heure de bateau, nous voilà dans la province de Ben Tre pour passer la nuit dans une forme de gîte. Très agréable. Personne n’a ronflé, donc c’était une bonne nuit.

Le matin suivant on reprit le bateau en direction du point de départ. Mini bus en direction d’une pagode de style Khmer (cambodgien). La pagode Munirangsyaran battit en 1946 où se trouve un grand Bouddha sous l’arbre BO (arbre de l’éveil). 3 heures de route plus tard, on arrive à Can To, dans une forme de club Med pour les vietnamiens. Un lieu charmant avec une belle piscine, un très beau jardin avec un aigle surveillant les alentours, un mini zoo (singes, crocodiles, ours…) et de charmantes chambres. On profita du reste de la journée en se baignant sous le soleil tropical en se mois de février ou en donnant à manger aux petits singes.

Après le lever du soleil, c’est la découverte du marché flottant de Cai Rang, qui est d’ailleurs le plus grand marché flottant du delta. Si vous avez l’occasion de voir ce type de marché, n’hésitez pas à goûter aux produits. Des produits de premières qualités.

Arriver sur terre, on découvrit différents arts et métiers du delta à travers le festival artisanal national des régions du delta du Mékong. On a put apercevoir différents corps de métier comme la création de chapeau en feuille de palmiers d’eau, tissage de paillasse, paillasse de sol, galette de riz pour les rouleaux de printemps, gauffres vietnamiennes, le Ban Têt (gâteau de riz gluant réalisé pour le Têt) mais aussi des chants traditionnels au micro ou une superbe exposition photos de cette partie du Vietnam. Et comme c’est une gros festival, il est couvert par la télé vietnamienne, et je me retrouve à être interviewvé. Le comble, moi qui suis là pour filmer.

Retour à la circulation infernale de Ho Chi Minh. A mon retour, Vivian avait organisé une session d’enregistrement avec la Maître Hoa Hué. Interview d’une demi-heure suivit d’une démonstration de ses 3 disciples (Han, Tin et Tranh). Ils ont réalisé le programme complet des 10 quyen de Vo Co Thruen et les 32 quyen de l’école de la maître : Tinh Vo Dao. Je peux vous dire qu’à la sortie de 3 heures de présentation, ils étaient ravis de partir se coucher. Fin de tournage 21H00.

Le lendemain matin à 5h30, maître Hoa Hué entraina David sur les 8 pièces de brocard en Qi Gong. Han était là pour seconder la maître. David est désormais le disciple de maître Hao Hué en Qi Gong. Un honneur pour cet entraîneur toulousain, mon ami qui m’a permis de venir ici, au Vietnam, et de faire de si nombreuses rencontres si chères à mon cœur. Merci David.

Je profite de la fin de matinée pour faire l’interview de Vivian dans un jardin parsemé de feuilles bordeaux et blanches.
Lundi 25. 14h00. Aéroport de Ho Chi Minh. Direction Buon Ma Thuot. 300 km au nord du camps de base. Pour finir la journée visite du marché haut en couleurs et en odeurs. De superbes étalages de poissons.

Le matin direction les cascades au sud de Buon Ma Thuot. Elle s’appelle Gia Long – plage des fées pour les baignades – Drey Sap la cascade des brumes. Splendide mise à part que les visiteurs sont très sales. Quel dommage de saccager de tels endroits.

Puis direction un village de minorité ethnique au nord de Buon Ma Thuot. Yok Don. Là, découverte des différents habits traditionnels et autres objets souvenirs tels que des griffes de tigre, des bracelets en ivoire, des instruments traditionnels, et bien d’autres encore. Après avoir mangé, nous sommes allés sur les ponts suspendus. Une vrai partie de rigolade. A faire entre amis, de bons souvenirs en perspective. Après cette euphorie, nous sommes allés non loin voir le tombeau du roi des chasseurs d’éléphant. Oui cette région comprenait beaucoup d’éléphants et ils se servent toujours de ces éléphants pour tirer le bois dans les forêts. Il faut savoir qu’il faut 3 à 4 ans pour domestiquer un éléphant et c’est la même personne qui doit s’en occuper tout les jours.

Le soir venu, nous sommes allés voir un petit spectacle des gongs et de la jarre. Une coutume locale avec des chants, musiques, danses traditionnels. Ensuite viens le moment où l’on doit boire dans la jarre, remplie d’alcool de riz. La tradition est de passer la paille et de finir la jarre. Aie aie aie la tête. Les locaux nous ont aidé un peu et une photo de famille pour garder un bon souvenir de ce partage de culture.
Le matin suivant, le ciel est couvert et le vent est très présent mais cela ne gène pas certain pour aller faire une sortie en pirogue sur le lac Lak.

L’après midi avec le vent c’est la pluie qui est venue nous rendre visite. C’est pas grave, excursion à dos d’éléphant. Une sortie imparable. Une expérience que j’ai déjà eu en Thaïlande mais ce fut un grand plaisir de chevaucher à nouveau ces mastodontes. Viens ensuite le moment de repartir par avion sur Ho Chi Minh. Demain David et son groupe de Thieu Lâm quitte le Vietnam, jusqu’à la prochaine fois. Pour moi, je décollerai que dimanche après-midi. Il me reste encore des images à prendre pour finir mon reportage.

Le jeudi matin à 8h00, avec David, on termine les prises de vues pour le DVD de Qi Gong avec celui de la Grue puis celui de l’éventail. A 10h00, je pars avec Vivian pour faire l’interview de Hong Qui, maître de Vovinam Viet Vo Dao. La forme martiale vietnamienne la plus jeune. Cette discipline est née dans les années 30. Hong Qui est connu à travers le monde et à participer plusieurs fois au Festival de Bercy Paris. Demain matin, j’aurai droit à une démonstration de ses talents.

19h00 c’est le moment de dire « au revoir » pour David et son groupe.

Il est 20H20, heure locale à Hanoi. Je suis a l’aéroport en transit pour revenir dans mon cher pays, et ma belle ville rose, Toulouse.
Voici le résumé de mes derniers jours à Saigon :

Le matin du 28/02 à 9h00, avec Vivian, je rejoins le maître de Vovinam Hong Qui. Le grand expert mondial qui a déjà participer plusieurs fois au festival des arts martiaux de Paris Bercy. Cette année, en mars 2008, se sera sont assistant d’aujourd’hui qui sera chargé de la démonstration à Bercy : Phan Ngoc Toi, 16e cap.

Il commença la présentation de son style par un quyen main nue, suivis par un enchaînement à l’hallebarde, d’un travail d’applications et pour finir, la grande spécialité du maître les ciseaux. On quitta le maître après une petite séance photos pour retrouver nos quartiers dans le district 7, chez maître Hoa Hué.

L’après-midi je le consacrai à filmer les plus importantes pagodes et temples de Ho Chi Minh City. C’est vraiment à faire si vous venez sur place. Moi, je suis fan du temple de la déesse de Jade dans le 3e district. Je m’y sens tout simplement bien.

A 19h00, je rencontrais le patriarche du style Vo Lam, un style traditionnel très rependu dans le monde. Il enseigne dans la maison du peuple depuis 1983. En fait c’est une cour que l’état met à disposition aux sports. où tous les arts s’entraînent en même temps à côté sur une grande dalle de béton. Après mon introduction auprès du maître, celui-ci organisa une démonstration réalisés par ces élèves. 7 différents quyen dont Thu Linh Dao. Ce quyen a était inventé par le maître suite à la création d’une commission commune des grades pour les arts martiaux vietnamiens il y a plus de 20 ans.

Il était temps d’aller manger, et là, direction le japonais. J’adore. Tiens d’ailleurs je mangerai bien encore 3/4 sashimi au thon rouge (toro)  Pour finir notre soirée direction notre lieu de prédilection, le Sax’n Art. Un excellent club de Jazz avec des musiciens live. La vedette du bar est Tran Manh Tuan, un virtuose du saxo, qui fait le tour de monde des Jazz club. Un lieu à ne manquer sous aucun prétexte (22h à 00h). Sinon son site internet : www.tranmanhtuan.com

Dernier jour à Saigon. Demain je décolle pour Toulouse. Je profite de mon dernier jour pour faire quelques images de la ville avec tous. C’est plus du tout la même que lors de mon arrivée. Et oui, c’était la fête du Têt, et pendant cette fête la plus part des magasins sont fermés pour congés pendant environ 15 jours. Donc tournage sur la place de Paris avec sa superbe cathédrale, la poste centrale, le rue Catinat, l’Opéra, la vue panoramique du Caravelle Hôtel, le marché ultra animé de Cho Ben Than. Je peux vous dire qu’après tout ça, j’avais bien mérité mon café dà, la café frappé vietnamien. Saviez vous que le Vietnam est le deuxième producteur de café. Dès que vous allez dans les hauts plateaux au nord, comme Buon Ma Thuot, vous trouverez partout des caféiers.

La fin de soirée était réservé à ma dernière interview avec le responsable national de boxe vietnamienne : Maître Sieu Van An. Il est le chef de file du style traditionnel en Vo Doan Tri Dung. Cet homme de homme ans est en excellente forme malgré tous se qu’il peut dire. Et lorsqu’il sert de sparring il a toujours l’œil très bien aiguisé. Il enseigne lui aussi dans une maison du peuple. Il faut savoir qu’ici, au Vietnam, il y a très peu de maître qui possède leur propre dojo. Après avoir terminer le tournage, le maître nous invita à boire dans son bar favoris : Miss Saigon, un karaoké bar. Sieu Van An alla chantez une chanson française qu’il nous dédia : « Ave Maria ». Comon Tai.

Mais ma dernière nuit sur Ho Chi Minh City c’est déroulé dans un club pour vietnamien et non l’un des nombreuses discothèques à touristes en manque d’affection. Le Lost Paradise dans le 7e district. Si vous avez l’occasion d’y aller, ne soyez pas surprit par le froid qui y règne. Ici, c’est la classe d’être au froid. Sinon se qui est génial, c’est que l’on peut commander, avec sa boisson, un plateau de fruits frais. Ca passe tout seul.

2h00 du matin, c’est l’heure de fermeture, donc je me rentre. Le matin, je prépare mes affaires et dis « au revoir » à tous mes nouveaux amis. Encore une grande aventure martiale et humaine qui se termine. Vivement la prochaine !

Regardez le documentaire : Les Dragons de Saigon

Télécharge mes vidéos de Karaté Défense en format HD MP4

D'autres articles / vidéos
Lionel Froidure

Lionel Froidure

Fondateur de Imagin’ Arts - CN 6ème Dan Karaté - CN 5ème dan Arnis Kali - Professeur diplômé d’état DEJEPS - Instructeur Arnis Kali 3ème degré WADR - Enseignant au Blagnac Arts Martiaux - Ma citation : "Pour être un pratiquant il faut pratiquer. Alors pratiquons. » - J’adore partager mes connaissances pour vous permettre de progresser que ce soit au dojo, en stage et bien sur dans mon club vidéo privé.

2 Commentaires

  1. Bonjour,je vais au Vietnam à HCM,district 10 dans 4 semaines.
    J aurais voulu avoir quelques renseignements pour le cours de khi cong de Maître Ho Hoa Hue,du Tinh Vo Dao.
    une adresse de contact,un e mail,des horaires,…
    merci si vous pouvez m aider

    1. Bonjour
      Je suis désolé mais je n’ai pas de contact direct et tout change très vite en Asie. Je ne suis pas allé à HCM chez M; HOa Hue depuis 2011. Le mieux est de voir avec son disciple David Basset
      Bonne journée et surtout bon voyage.
      Lionel

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Rejoins ma newsletter 100% arts martiaux !

Vérification humaine *

lionel froidure karate

Je suis Lionel Froidure, budoka, karatéka, arnisador, réalisateur de nombreux DVD d’arts martiaux, présentateur des documentaires En Terre Martiale et j’adore partager mes découvertes pour vous aider à progresser. Au-delà de la transmission, mon but est d’inspirer les pratiquants à s’entraîner et de vivre leurs rêves comme moi.
Choisis ton cadeau !

Articles récents

Stages avec Lionel

Télécharge mon Mémoire du 6ème dan

Les notions indispensables dans les arts martiaux. 

Ton recevras un email avec un lien pour télécharger gratuitement mon mémoire au format PDF. Si par la suite, mes emails ne t’intéressent plus, tu peux te désinscrire en cliquant sur le lien en bas de chaque email. 

Ce site utilises des cookies pour s'assurer de vous proposer la meilleure expérience de mon site.